Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 14:54
Avec le retour du printemps, et donc l’ouverture de la nouvelle saison, la longue trêve hivernale a pris fin. Longue trêve hivernale ? Pas tant que ça. Certains ont continué à se mouiller les écailles tout au long de la saison froide. Enfin, quand je dis « se mouiller les écailles », c’est une image bien sûr ! Ils plongent en étanche, donc les écailles restent sèches…
Il y a quelques semaines déjà que j’ai accompagné François pour ma probable dernière plongée catalane du bord de l’année. Ce matin-là, nous avons décidé de ne pas nous mettre à l’eau à la plage habituelle, mais de partir un peu plus loin d’une toute petite crique, histoire de changer et de découvrir un autre petit bout de côte.


L’eau est toujours aussi fraîche et claire. Le faciès rocheux se prête bien à la recherche des petits habitants fixés. Il y a toujours quelque chose de nouveau, de différent à observer. On peut multiplier les immersions, on trouvera toujours une curiosité, un animal qu’on n’a pas eu l’habitude de remarquer. Par exemple, François attire mon attention sur une petite masse d’un vert tendre

Je dois me coller le masque contre le rocher pour détailler de très près la chose et en déduire qu’il s’agit probablement d’une ascidie coloniale. Chaque petit orifice est entouré de minuscules points blancs. Ils sont tous calibrés et presque ordonnés. Rien à voir avec les pores inhalants et exhalants de l’éponge rouge collée derrière.
Bien sûr, le doute n’est plus permis pour ce caractéristique bouquet d’ascidies.


Plus loin, c’est moi qui m’arrête sur une petite boule grosse comme un abricot, mais hérissée de tubes comme un orgue. Un affamé y a goûté, permettant de découvrir l’intérieur de l’animal. Car cette chose est bien un animal, une éponge plus précisément, qui a dû être plus grosse que l’appétit de celui qui l’a croquée.


Dans la famille des chasseurs armés de crochets venimeux, à l’inverse des anémones vertes, Cereus pedunculatus choisit toujours des recoins impossibles pour s’accrocher.


Les dents de cochon, elles, exposent leur édifice calcaire très compact et dur, par-dessus lequel les minuscules tentacules attendent la livraison à domicile d’un repas…


Dans la même très grande famille, plus élancée mais pêchant également ce qui passe à portée de tentacule, la gorgone orange est fixée au rocher et orientée selon le sens favorable du courant local pour optimiser ses chances d’attraper sa nourriture.


On pourrait négliger un autre prédateur redoutable, tant il est naturel de l’observer : l’étoile de mer. Pourtant, je m’émerveille encore devant la complexité de la structure des bras de la Marthasterias glacialis. Celle-ci n’était pas très agitée, ce qui m’a permis de la prendre en gros plan. Je ne plaisante pas, cette étoile de mer, bien que beaucoup moins véloce que ses parentes les ophiures, se déplace à vue d’œil.


Les grands spirographes comptent parmi les habitués sensibles que l’on approche délicatement. Il faut être discret et précautionneux pour observer de très près les fines lamelles filtrantes de leur panache spiralé.


Pas de crainte de voir cet autre vers se dérober brusquement à la vue du plongeur agité. La grande planaire blanche rayée va son chemin comme si nous n’étions pas là.


Il est encore un peu tôt. Calé dans une anfractuosité, ce crénilabre semble faire durer sa grasse matinée


Alors que cette petite galathée brune est bien éveillée et attentive à nos mouvements, mais sans pour autant manifester de stress, malgré les éclats de nos flashs


Le poulpe, lui n’aura pas la même sérénité. Peut-être a t-il passé une nuit blanche à chasser ? A sa place, je n’apprécierais pas non plus qu’on vienne me mettre sous les feux de la rampe de si bon matin…



Voilà, encore plus d’une heure de promenade aquatique pour les 2 paparazzi fouineurs que nous sommes, indifférents aux 11°C de l’eau dans laquelle nous avons baigné sans trop nous mouiller. Seuls les doigts sont naturellement un peu gourds. Une fois de plus, tout cela n’a été que du plaisir…
Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 01:13
Nous sommes en 2009 après JC. Toute la Gaule est occupée par la morosité. Toute ? Non. Un petit port résiste encore et toujours…
C’est la reprise de la saison, la reprise des habitudes. La reprise de toutes les habitudes ?


Sandrine est de retour après quelques activités hivernales qui lui ont fait perdre tout de même un petit paquet de kilos. Qui dira que l’air de la montagne n’est pas sain ? Elle n’en peut plus, elle craque, elle ne peut plus se retenir ! Après 8 mois et des poussières de privations…


Je rassure tout le monde, elle a dû mettre un terme au service de livraison de repas directement de la productrice à la consommatrice. Donc pas de danger immédiat de dommage collatéral…
En fin de journée, peu à peu, le club s’est rempli d’habitués en majorité plongeurs, mais pas seulement. Les bouchons sautent. Les verres se remplissent. Est-ce simplement le début de la saison ?


En cette fin de journée, ils sont venus voir Mathilde, qui bien entendu se fera attendre.


Etonnamment sage et silencieuse à son arrivée dans les bras de la maman, elle ne va pas tarder à donner de la voix. N’allez pas imaginer que c’est uniquement à cause de Vincent.


En fait, il découvre, comme moi la veille, qu’elle n’aime pas du tout être dans cette position.
Elle va pouvoir grandir avec une petite copine de 3 mois son aînée : Loreena.


Ce club de plongée n’a pas fini d’être animé. Déjà avec les papas c’est pas triste, alors quand elles vont commencer à gambader…
Le lendemain, alors que les grands sont partis barboter, Mathilde fait sa vie dans la véranda au milieu de plein de futurs jouets très colorés… Il faudra attendre un peu, Aqualung ne fait pas encore de palmes en xxxxxxs (c’est-à-dire à peu près taille 15, fillette).


Mais les slingshot pink, nouveau modèle rose pour les filles, semble avoir un certain succès auprès du public visé.


En fin d’après-midi de ce dimanche ensoleillé, quoiqu’un peu venteux, ce n’est pas encore tout à fait l’heure de l’apéro mais presque. D’autres visiteurs arrivent. Mathilde rencontre Thierry et JR, accompagnés évidemment de PpO2girls. JR s’écrie alors : « Oh ! C’est comme  les oreilles de mon lapin en peluche tout blanc ! C’est duveteux tout pareil ! Sauf que là ça remue tout seul. Où sont les piles ? ».


Non, ce n’est pas à cause des boissons (enfin, pas celles-là). Regardez sur la table : rien d’alcoolisé ! Est-ce vraiment la reprise de toutes les habitudes ?...



Un petit message des parents :


Nous voulons remercier tous ceux qui sont venus témoigner à cette occasion de leur amitié et de leur gentillesse. Leur présence attendue nous a fait très plaisir. Merci aussi pour tous les cadeaux offerts à Mathilde.

Sandrine et Sylvain



Et moi j’ajouterai que si je craignais que cette petite ne soit obligée de porter que des vêtements de montagne durant la saison estivale méditerranéenne, je suis à présent rassuré !

C’est pas le tout. Après ces mondanités épuisantes…


Par Homo palmus - Publié dans : Mathilde
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 23:21

La saison a repris le week-end dernier avec de la visi sur épave, où un mystérieux banc de bidons verts a été aperçu par une poissonne-chatte, et une petite réunion festive que je conterai très bientôt.
Comme les poissons qui migrent pour remonter à la source, des fidèles habitués ont retrouvé le chemin du club. Il n’y a pas que les poissons qui migrent. Les bateaux aussi.
Arrivé tout droit de plus au sud, voici venu l’ANTARES :


C’est un Quer de 7.50 m, d’une capacité de 14 plongeurs et propulsé par un moteur de 245 CV.
L’heureux propriétaire espère que vous apprécierez le confort de votre nouveau vecteur vers vos sites préférés !
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 01:38
Je n’ai pas réussi à trouver plus petit que la dernière fois. J’ai même observé beaucoup plus gros. Bien sûr, en matière de nudibranches, ça peut être très relatif.
Par exemple, lorsqu’on lit que la grande facéline Facelina auriculata coronata (dans sa version longue) peut atteindre les 4 cm, c’est un maximum. Bien sûr, les individus que j’ai pu voir étaient beaucoup plus petits, et plus ou moins cachés dans les algues.


Cette facéline se reconnaît à ses longs tentacules et à ses rhinophores annelés. Les papilles ont une striation de couleur variable, mais avec du bleu. Surtout, l’œsophage rouge est visible par transparence à l’arrière des rhinophores.


Cet animal carnivore se nourrit d’hydraires, comme beaucoup de nudibranches.

Réellement beaucoup plus gros cette fois, Okenia elegans. Mesurant jusqu’à 8 cm, cet animal a une morphologie très différente de ce que j’ai déjà pu décrire dans ces articles sur les nudibranches, rendant son identification facile.


Les papilles bordent le dos jusqu’autour du panache branchial. Un fin liseré jaune entoure le pied. Les grands rhinophores sont lamellés et de couleur changeante sur leur longueur.


Ce nudibranche, également carnivore, se nourrit, lui, d’ascidies.
Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 00:58
Après une nuit dans le Formule 1 le plus dégradé que j’ai pu voir, le petit-déjeuner n’a pas remonté le niveau. C’est peut-être pour cela que j’ai prévenu Sabrina : hors de question que je révise les fondamentaux de l’assistance ! Quand je ne petit-déjeune pas bien, je ne suis pas de bonne humeur A peine une heure après le réveil, nous sommes au pied du bâtiment.

L’enregistrement est rapidement fait. Nous avons 45 minutes à attendre avant l’ouverture des vestiaires. La décoration murale met dans l’ambiance : vieux bi aux sangles pendantes ou  montés sur d’antiques enveloppes jadis peut-être gonflables, caisson monoplace… Et au milieu, la technologie ! Pour maintenir les 33°C de ce grand volume d’eau, la dépense énergétique est importante. Un panneau lumineux indique la température et l’énergie solaire fournie pour la maintenir. Illusion ou réalité, alors que Franck discutait avec Laura, je jurerais avoir vu la température affichée passer momentanément de 33 à 34°C…
En attendant de pouvoir se tremper dans cette eau tropicale, Vanessa et Laura cherchent peut-être les poissons exotiques. Pour le moment, tout est désert de l’autre côté des vitres.


Le signal est donné. Nous gagnons les vestiaires. On nous avait informé, il faut une pièce de 50 cts pour actionner la fermeture des casiers. Ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est que ces 50 cts sont perdus : ils ne retombent pas… Donc, en cas d’oubli après fermeture de la porte, ça coûte 50 cts de plus, à condition d’avoir une autre pièce de monnaie. A côté des 22 euros de l’entrée, c’est presque mesquin.  Vu du bord, l’aire de jeu ne paraît pas grande.


Petit briefing sur l’organisation et 10 minutes pour prendre la température avant de prendre le matériel. C’est l’occasion de faire un tout petit peu d’apnée. Je rappelle la consigne : 1 à la fois pendant que les autres surveillent en surface. Je descends, me retourne et remonte en rapportant une preuve pour couper court à toute discussion…


Vanessa et Sabrina argumenteront en disant que sans tuba, elles ne pouvaient pas me surveiller. Heureusement que Laura était là ! Absence volontaire de surveillance ? Rancune parce que j’ai dit au pti dej que je ne voulais pas faire d’assistance ? J’aurais dû me méfier… Les filles font aussi leur petite apnée avant d’aller récupérer le matériel.


Côté matériel, même après la ruée du banc de calamars (ça valait le coup d’œil côté équipement), il n’y a pas de problème pour trouver une stab et un détendeur derniers modèles. Je n’ai pas vraiment pu tester les performances du Titan LX eaux froides mais j’ai apprécié la Pro QD i3. Laura se contente d’une Wave et d’un Titan, Vanessa a pris au hasard une Black Diamond et un Kronos, Sabrina un Mikron et une Pearl i3 :
     - Sabrina : « mais où est le direct system ? »
     - Moi : « Y’en a plus. C’est là que ça se passe. Là ça gonfle, là ça purge. Tu verras, c’est très facile »
J’aurais dû me méfier…
Et plouf ! Descente à 5 m, puis 10 m. Tout va bien, tout le monde a repris ses marques. Même Sabrina a pigé le truc de l’i3. J’aurais dû me méfier…

On s’engage dans le petit tunnel et je vois l’eau au-dessus de nos têtes qui indique une surface. Nous émergeons pour découvrir un décor qui n’évoque pas du tout les grottes de L’Estartit. Et c’est trop spacieux.














Enfin, le moment tant attendu par les 3 naïades qui m’accompagnent : la descente dans le puits. C’est un bain bouillonnant, les colonnes de bulles remplissent le cylindre et c’est seulement en longeant la paroi que l’on peut y échapper. Plus on descend, plus l’intensité lumineuse baisse.


















Au fond, une grande rose des vents (il y a un peu de courant, c’est vrai, mais quand même, une rose des vents…) est là pour rappeler aux plongeurs de ne pas perdre le nord…








Il fait sombre au fond. Je prends les photos au jugé, l’écran de mon apn est noir. Le flash est utile mais les bulles remplacent les particules. Les flashs externes ne sont pas autorisés. Jusque là, tout va bien, elles sont bien là toutes les 3.


Nous retrouvons au fond Yasmina, Thierry et Céline.


C’est alors que Sabrina agite son mano sous mon nez et me fait comprendre qu’elle n’arrive pas à le lire. Je vérifie : moi non plus. Bon, et alors ? Un problème ? Non, tout va bien ! OK, Sabrina est un peu tout le temps agitée, c’est juste un petit coup d’azote qui fait ressortir ce trait de caractère. Elle n’a pas l’air convaincu que ce n’est pas grave de ne pas voir son mano, ni son ordi... De toute façon, on ne va pas s’éterniser car on n’a droit qu’à 10 min sous les 20 m. Une petite pose classique pour immortaliser la situation :


On constate que le timer de Laura indique 50 cm de plus que les ordis de ses copines. A mon avis, c’est parce que plonger à -35 m en Belgique, le plat pays, c’est perturbant pour les instruments belges Puis je tente d’expliquer une fois (non François, je n’ai pas pris d’accent local), 2 fois, 3 fois quelque chose que le plongeur moyen aurait déjà du mal à expliquer dans 3 m d’eau chaude et claire. Allez dire avec des gestes : « Sabrina, tu peux sortir la Schtroumpfette que tu as planquée » !  Voilà comment j’ai vu une sirène par 35 m de fond dans une eau à 33°C en Belgique.


C’est un clin d’œil des jumelles au Schtroumpf plongeur de François ;-)
Ça semblait aller mieux, enfin, pas pire. J’aurais dû me méfier… Je fais signe de remonter tranquillement. Laura commence à remonter. Vanessa commence à remonter, Sabrina… SABRINA ! Sabrina, on remonte ! Regard dans le vague, électroencéphalogramme proche  de celui du poulpe ensommeillé après une indigestion de croquants aux noisettes, Sabrina a un peu de mal. En plus, ce fichu direct system qui  n’est pas là où il devrait être… Allez, pas de souci, contrairement à ce que j’ai dit au pti dej, je suis aussi là pour ça. A peine un petit coup de main et ça va vite aller mieux, dès qu’on sera un peu plus haut Je ne l’aurais pas laissée au fond, Vanessa m’en aurait voulu, une fois ses neurones reconnectés…
Une petite pause à 10 m sur un rebord, sans avoir de vertige, puis nous traversons pour rejoindre l’entrée du tunnel. Au passage, un petit coup d’œil sur l’extérieur : il n’y a personne pour observer les animaux exotiques que nous sommes.

C’est à ce moment-là que Vanessa se prend sa dose habituelle de coups de palmes. Pourquoi elle ? Pourquoi systématiquement ? Je ne sais pas. J’attire les moustiques, elle attire les coups de palme. Plus tard au sec, en voyant cette photo, Sabrina, toutes facultés retrouvées, lui demandera pourquoi elle a fait sa plongée sur l’octopus… Elle avait le Kronos au début, mais allez savoir pourquoi elle avait l’octopus au fond…
Sur un côté du tunnel, nous faisons surface dans une cloche. Juste derrière nous, Franck et sa palanquée arrivent. L’ambiance ne me rappelle pas plus les grottes espagnoles, mais il y a un effort de décoration.


Il est temps de remonter dans les 5 m pour un palier de principe. Progressivement, c’est presque tout le groupe qui se retrouve.


Puis il faut bien quitter la fosse, ranger le matériel et aller à la douche.


Il commence à faire faim. En attendant d’être servis, nous remplissons les carnets, alors que derrière le bar, d’autres animaux exotiques goûtent aux joies de la plongée.


Après avoir déposé (ou plutôt parachuté en plein vol) Laura à la gare de Bruxelles, nous reprenons la route. Franck exprime sa déception.
A l’arrière, les filles ont ressorti leurs lunettes de soleil. Il fait beau, mais…


C’est juste une astuce pour faire croire qu’elles ne dorment pas. La plongée est un sport…


























De retour chez Franck, il faut faire le ménage si nous voulons pouvoir nous attabler.



Franck avait prévenu : il est plus sage de confier la préparation de la pâte aux filles. Bilan, pendant que Sabrina bosse, les autres s’amusent !

















Il y a bien de la confiture de mirabelles et même du nut****.


Difficile de mettre un terme à ce week-end si agréable. Merci à Franck pour sa proposition de me joindre au groupe en compagnie duquel j’ai passé un excellent week-end, mais aussi pour son accueil et l’intensité de ses ronflements suffisamment faible pour que je puisse m’endormir Merci à Laura pour sa fraîcheur. Merci à Céline et Béatrice pour leur bonne humeur. Et merci à Sabrina et Vanessa qui, malgré tout ce qu’elles m’ont fait endurer, sont adorables

Par Homo palmus - Publié dans : Belgique
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