Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 02:06
Tout le monde le sait, il y a des requins à Paris : ces personnes aux dents longues prêtes à vendre leur âme, sinon celle de leurs collègues, pour un peu plus que plus. Je ne veux pas parler de ces sauvages animaux-là, mais des autres, les vrais, ceux dont la peau a influencé les développements en aéronautique, mais aussi l’inspiration de quelques couturiers qui ont pour clients ceux dont j’ai parlé au début. Or donc, où trouver des requins à Paris, à part chez un vendeur de poisson frais (avant expédition en char à bœufs vers la province armoricaine) ?

Très récent, l’aquarium du Trocadéro a son « tunnel aux requins ». Le plongeur en manque, loin de la mer, peut aller visiter cet endroit et se souvenir et/ou rêver un peu, c’est selon…

aquarium entree

Ambiance tamisée sur 2 niveaux, le cadre est agréable dans des volumes cependant pas toujours très bien adaptés à cette manie parisienne de se masser dans des espaces réduits.

aquarium interieur

Le haut mur du grand bassin reçoit les images projetées de séquences subaquatiques : balai de raies, rencontres avec des baleines…

aquarium ecrans

En face, les bassins regroupent des espèces classiques représentatives de différents environnements : un petit peu de la Seine, plus de l’Atlantique et de la Méditerranée.

aquarium mediterranee

aquarium bassin

Il y a des habitants qui ont plus de succès que d’autres, comme les terrrrrribles murènes. Je ne comprends pas pourquoi les gens réagissent si négativement devant ces poissons.

aquarium murenes

Bien sûr, les récifs tropicaux sont présentés avec leurs poissons multicolores.

aquarium tropical 1

aquarium tropical

aquarium poisson ange

Dans une série de petits aquariums sont exposés de petits animaux moins communs comme des hippocampes, des syngnathes et des anguilles de jardin pas trop craintives.

aquarium syngnathe

aquarium syngnathes

aquarium anguilles de jardin

Parmi ces poissons, les clowns ont beaucoup de succès auprès des enfants qui voient là, bien entendu, des parents d’un clown qui a eu une énorme réussite cinématographique. Mais se souviennent-ils qu’il essayait justement de s’enfuir d’un aquarium ?

aquarium clowns

Heureusement, soyez sans crainte lors de votre visite, il n’y a pas d’abominable personnage comme le dentiste (pouvait-on imaginer plus abominable qu’un dentiste ? Le père fouettard ? Un démon des enfers à la queue fourchue ? Le président de la république ?...).

En parcourant les couloirs, on traverse ce qui pourrait être une pièce du Nautilus, avec un portrait du capitaine Nemo.

aquarium nemo

Tandis que je prends mon temps pour essayer de faire une photo pas trop floue sans trépied dans cette pénombre, je constate que peu de monde s’arrête un instant pour regarder ce décor. Référence d’un passé imaginaire révolu ? Tout le monde se presse pour aller voir les « redoutables » créatures au bout du couloir.

Le grand bassin peut s’observer depuis le tunnel ou depuis la grande baie vitrée à l’étage.

aquarium grand bassin 2

Des carangues et quelques requins (pointe noire, gris, nourrice, léopard) occupent ce qui est le plus gros volume de l’aquarium.

aquarium grand bassin 1

aquarium grand bassin

L’ambiance rend difficile de s’imaginer sous l’eau parmi ces poissons :

 

 

Je suis toujours partagé entre l’envie d’aller voir et la gène que cela me cause de voir des animaux en captivité. Pour certains, je ne les verrai peut-être jamais in situ. D’autres m’ont rappelé de très beaux souvenirs. Et je suis un éternel gamin émerveillé devant les quelques méduses gracieuses, les syngnathes effilés, des crevettes transparentes, un targeur au mimétisme extraordinaire… Au final, ça me donne encore plus envie de repartir aller voir par moi-même comment c’est, en vrai. En avais-je vraiment besoin ?

Par Homo palmus - Publié dans : immersions a sec
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 19:47
Un peu plus de 180 images des épaves ont été ajoutées dans les albums et le Pytheas a désormais le sien :
pytheas 311009 poupe 1
A consommer sans modération les soirs de manque au coin du feu tandis que la neige tombe...
Par Homo palmus
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 18:25
Après des aventures aussi longues que chaotiques, le site web d'Antares Sub fait enfin peau neuve !

antares site www.antares-sub.com
link


Retrouvez aussi les dernières infos et les fans sur Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Argeles-Sur-Mer-France/Antares-Sub/251379936875 
link
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 23:38

Il neige. Sous un ciel gris, le paysage perd ses couleurs pour se couvrir de blanc. C’est l’hiver, encore. La reprise de la saison n’est pas pour tout de suite. Les images de la saison passée sont comme ces photos qu’on ressort de temps en temps pour se repasser des histoires que l’on attend de revivre. L’an dernier, il y a eu beaucoup de visites des épaves…

bananier 40809 mat nb bananier 40809 mat+V&S nb

Le numérique donne des images lumineuses à l’écran. On peut accentuer les couleurs, saturer les teintes, trafiquer à loisir et garder les intermédiaires pour y revenir si on le souhaite. Les images des souvenirs sont aussi biaisées, modifiées et finissent dans un flou qu’on ne peut pas corriger.

bananier 40809 tourelle babord nb bananier 40809 tourelle babord 1 nb

Pourquoi dans mon esprit le mot épave est-il associé à quelque chose de vieux, qui a vécu ? J’ai du mal à m’imaginer une jeune épave qui fasse vraiment épave. Une épave, ça se doit d’être vieux, rouillé, un minimum délabré et surtout très en désordre.

bananier 40809 angle chateau nb bananier 40809 cheminee 1 nb

L’Alice Robert est devenu un lieu familier. Si familier qu’on ne songe même plus à l’appeler que par son petit nom, le Bananier. Descendre le voir, c’est rendre visite à une vieille connaissance au caractère un peu difficile, voire capricieux.

bananier 40809 citerne nb

Le Bananier est une véritable épave qui parfois offre des images floues d’origine, en couleurs mais souvent en camaïeu de bleus et de verts. Le Bananier laisse des images à l’esprit…

bananier 40809 canon proue nb 2 bananier 40809 canon proue nb

On peut le découvrir une première fois, puis apprendre à le connaître en 100 fois, et plus… Avec le temps, des détails s’ajoutent aux repères. Avec le temps, les marques du vieillissement apparaissent : ce qui était une épave déjà épave devient une épave qui vit et vieillit.

bananier 40809 baignoire nb bananier 40809 coursives b nb

L’énorme masse de tôle semble figée, mais cette impression est aussi fausse que la solidité générale des structures traîtresses.

Dans cette immobilité subissant sans défense les assauts d’agresseurs aussi divers que filets, grappins et éléments, il subsiste l’immuabilité des sensations.

bananier 40809 double canon nb bananier 40809 double canon 2 nb bananier 40809 double canon

Alice Robert, 3 mois déjà que je suis ici et toi là-bas…

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Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 22:10

Cela fait bien longtemps que je n’ai plus parlé du Pytheas (voir Le Pytheas , Retour sur le Pytheas ). Cette épave n’a absolument rien en commun avec les 4 cargos de la région, et peu avec le Bazan. Le Pytheas semble être la plus vieille épave répertoriée du secteur (à moins que quelqu’un me communique des coordonnées d’une autre épave plus ancienne…). Il a coulé 41 ans après sa mise à l’eau, il y a un peu plus de 112 ans, ce qui lui donne un âge respectable. A l’inverse des autres, il a coulé tout seul, enfin, sans l’aide d’un sous-marin ni même d’une panne des machines. Les roches et la météo ont suffi. Comme le Bazan qui a sombré au bas des mêmes falaises, un peu plus loin, c’était un trois-mâts vapeur. Mais il était plus petit, mesurant seulement 50 m. Et malgré la proximité immédiate des roches, l’exposition aux caprices de la mer et le travail des scaphandriers, il reste plus de vestiges du Pytheas que de son voisin.

La plongée se déroule, entre 3 et 15 m, sur 4 zones : la chaudière, la poupe, les membrures et la zone de la proue.

La chaudière.

Ce gros cylindre, d’environ 3 m sur 3, peut être la première image de l’épave.

pytheas 311009 chaudiere 1

Peu encroûtée, en partie couverte de gorgones blanches, sa surface accueille nombre de flabellines, hervias, planaires et clavelines.

pytheas 311009 chaudiere

Je suis toujours intrigué par une zone sans aucune colonisation ni encroûtement visible comme sur le reste de la surface, selon un découpage net et précis dans la zone pourtant la plus habitée par les gorgones. Est-ce dû à un alliage différent ? A une toxicité du substrat ?

pytheas 311009 chaudiere 5

L’ouverture circulaire près de la base, côté vers le large, permet de jeter un œil aux tubulures à l’intérieur , envasé.

pytheas 311009 chaudiere 4

La poupe.

C’est la seule structure du navire en partie conservée.

pytheas 311009 poupe

Elle est posée sur bâbord et ce qui devait être le gaillard d’arrière est à présent très ajouré.

pytheas 311009 poupe 1 pytheas 311009 poupe contre

En contournant par l’arrière, la cambrure très accentuée se dessine et on découvre les emplacements vides de l’hélice et du gouvernail, disparus.

pytheas 311009 poupe 2 pytheas 311009 gouvernail

En remontant vers la côte, on longe ce qui reste de la quille et ce qui doit être un segment de l’arbre de transmission.

pytheas 311009

Les membrures.

En remontant en direction de la côte, sur une vaste surface de la pente douce s’étalent les membrures.

pytheas 311009 membrures 1 pytheas 311009 membrures 2

Il faut fouiller sous ces tôles pour dénicher les poulpes. Puis, en remontant la pente, on rejoint la paroi rocheuse.

pytheas 311009 membrures

Il faut passer sous l’arche pour accéder à la dernière zone à visiter.

pytheas 311009 arche

La zone de la proue.

Dans cette faille étroite et peu profonde se trouvent des restes des chaînes de mouillage.

pytheas 311009 ancre et chaine

Les anneaux sont soudés par la rouille et l’encroûtement.

pytheas 311009 chaine

Juste à côté se trouve l’une des deux ancres.

pytheas 311009 ancre

Il y a 2 ans encore, la seconde ancre était posée contre celle-ci. Elle s’est évaporée… Je suppose qu’elle doit servir de bibelot dans un jardin, au bord d’une piscine, dans un salon… M’étant replongé dans le livre d’Hervé Levano Les Epaves de la Côte Vermeille, une de mes références pour ces histoires d’Histoire, je suis tombé sur un petit encart que j’avais oublié (p. 38) :

« Une ancre ancienne, parée d’épaisses concrétions, est bien plus belle sous l’eau qu’à l’air libre. Combien d’ancres de ce type ont-elles rouillé au fond d’un jardin ou devant une capitainerie ? J’espère que les lecteurs sauront se contenter d’observer sans les remonter… »

J’ai cité cet exemple de vol égoïste dans un article paru récemment. J’en parlerai plus largement prochainement dans ces pages virtuelles.

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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