Mardi 1 novembre 2011
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Cela fait un an que je n’avais plus parlé du Saint Lucien, cette épave la plus proche du cap Béar et la moins profonde des 4 cargos coulés durant la seconde guerre mondiale. C’est aussi
l’épave sur laquelle j’ai le moins plongé cette année. De plus, les conditions sont rarement idéales pour faire des photos, ou alors je n’ai pas de chance.
En ce matin de début octobre, la visi n’était pas si mauvaise que ça pour faire un tour de la proue à la poupe.
Difficile de se rendre compte des effets du temps sur toute la partie à l’avant du château. La proue n’existe plus depuis des années. C’est là que la torpille avait touché le navire. Le pont
s’est effondré, entrainant un repliement vers l’intérieur des parois de la coque. Dans l’enchevêtrement des tôles, un tronçon de mât subsiste, allongé dans la longueur de l’épave.
En regagnant le château, quelques poutrelles fortement inclinées évoquent ce que devait être une coursive.
Côté tribord, un bossoir couché jouxte la baignoire de plus en plus libérée de tout ce qui l’entourait.
La partie du château qui demeurait la plus élevée prend un air penché sur l’arrière. Elle ne tiendra probablement plus très longtemps.
En nous dirigeant vers la poupe, nous retrouvons Catherine (link) et François. Les conditions
pour la vidéo ne sont pas idéales, mais j’aimerais bien voir ce qu’elle aura réussi à filmer.
Une palanquée nous précède. Les bulles remontent le long de la courbure de la poupe.
La dunette souffre aussi d’un vieillissement accéléré. L'auvent de la descente, ouvert depuis seulement 2 ans, perd un morceau supplémentaire.
La machinerie de mouvement du gouvernail, encore en partie protégée il y a 3 ans, est totalement exposée.
Le plancher de la dunette est fragile. Les pièces massives comme les taquets résistent mieux.
C’est en descendant le long de la poupe que j’observe l’évolution la plus visible de la détérioration. La poupe qui se déboutonnait il y a un an a perdu ses plaques de tôle. L’intérieur de la
dunette où régnait l’obscurité est à présent parfaitement visible. La lumière passe aussi par les nombreuses ouvertures récentes dans le plancher.
La poupe est si ajourée qu’on pourrait penser que le navire avait une galerie de poupe.
Plus bas, le safran et l’hélice sont toujours en place.
Le Saint Lucien a pris un sérieux coup de vieux en quelques années. La poupe, partie la mieux conservée, change radicalement d’aspect avec les jeux de lumière qui donnent un charme nouveau à
l’épave.
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