Lundi 7 janvier 2008
Certains sont exubérants, multicolores ou à taches. D’autres sont plus discrets, unis et monochromes. Chez les nudibranches, avoir presque les mêmes dessins et couleurs n’est pas toujours une question de parenté taxonomique : on peut être un proche parent au sens de la systématique animale et pourtant ne pas avoir la même coquetterie, et inversement. En voici un premier exemple.
La flabelline blanche (Flabellina babai) est, comme son nom l’indique, essentiellement blanche.

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Elle a juste les pointes jaunes, sauf les longs rhinophores.

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Si l’on regarde de très très près, on s’aperçoit que son autre paire d’organes sensoriels plus courts, se termine avec un aspect plumeux. Ces appendices sont lamellés et jaunes aux extrémités.

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Ce nudibranche se nourrit, comme beaucoup d’autres, de minuscules cnidaires se développant en colonies et que le plongeur peu attentif ne regarde même pas comme des colonies animales.

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La flabelline blanche était considérée comme endémique de la Méditerranée. Il semble qu’elle vive également sur la côte atlantique de l’Espagne. Une migration symbolique du réchauffement climatique ou plus simplement un défaut d’observation durant des décennies ?

Berghia coerulescens est un cousin de la flabelline blanche (pardon à mes collègues taxonomistes pour ces simplifications, le plongeur passionné pourra facilement accéder aux positions officielles sur le site spécialisé indiqué dans les liens). On retrouve les longs rhinophores blancs, la seconde paire lamellée avec les extrémités jaunes et la couleur blanche du corps. Cependant, Berghia a des papilles tricolores : bleu-blanc-jaune. De plus, comme chez la Cratena peregrina (Hervia), une paire de marques orange peut être vue sur le dessus de la partie antérieure de l’animal.

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Ce nudibranche se nourrit d’anémones et partage la même répartition géographique que sa cousine la flabelline blanche.

Voici donc deux parents, l’un est sobre dans son apparence, l’autre plus coloré. La prochaine fois, je vous montrerai que l’on peut parler d’espèces très différentes et pourtant se perdre dans les identifications…
par Homo palmus publié dans : billet faunistique
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Mardi 1 janvier 2008
Bonne année, bonne santé et plein d’aventures subaquatiques à tous. Profitez bien de cette nouvelle année.
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par Homo palmus
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Vendredi 21 décembre 2007

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Voici l’hiver et donc le temps des fêtes de fin d’année. Lorsque ce blog a démarré il y a 8 mois, je ne pensais pas qu’il grandirait de cette façon ni à ce rythme. 75 articles ont été publiés et plus de 300 images ont été mises en ligne (si quelqu’un veut compter et donner le nombre exact, qu’il ne se gène pas), ce qui fait une bonne moyenne hebdomadaire ! Tout cela a été possible grâce à Sylvain qui a accepté que ma seconde vie se déroule à Antarès (certaines mauvaises langues m’ont demandé où était mon lit de camp au club ;-)) et qui m’a donné les nombreuses possibilités de rapporter des images, parfois en me collant 4 N1-calamars pour tester ma capacité à gérer la prise d’images en conditions extrêmes :p. Merci aussi à François pour ses contributions en belles images, ses questions parfois ardues d’identification, sa curiosité et ses visions du monde sous-marin.
Je ne vais pas faire ici une liste digne d’une remise de césars, mais simplement remercier l’ensemble des habitués du club, membres et visiteurs, pour leur gentillesse, leur soutien et tous les bons moments de bonne humeur et de gaîté… 8-) :p
And last, but not least, merci à tous ceux qui sont venus sur ce blog et qui le font exister par ce simple geste. Revenez autant que vous en aurez envie et n’hésitez pas à participer, à laisser vos commentaires et remarques, à dire ce que vous aimeriez y trouver. De plus, si vous souhaitez contribuer en partageant vos expériences et vos images, n’hésitez pas à m’en faire part.
Une année s’achève, l’hiver est là. Certains rangent les palmes et sortent les skis, d’autres vérifient qu’ils entrent encore dans leur combi 3mm pour les tropiques… Quelle que soit votre option, profitez bien et passez de joyeuses fêtes !

par Homo palmus
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Samedi 15 décembre 2007
Je renseignais la carte des sites de plongée quand je me suis souvenu d’un lieu que je n’ai pas visité cette année : l’épave du Bazan.
Quelle histoire que celle des derniers jours de ce voilier à vapeur en fer de 60 m ! On y trouve du commerce avec l’Afrique, la première guerre mondiale et les sautes d’humeurs aussi violentes qu’imprévisibles de la Méditerranée. Tout s’arrête le soir du 21 décembre 1917, au pied du phare du cap Béar, non loin des éboulis.
Il ne reste pas grand-chose du Bazan et la plongée n’est pas véritablement une plongée sur épave telle que l’on peut la faire sur les autres vestiges du secteur. Il est désormais impossible de s’imaginer ce qu’était le navire, la mer, battant le bateau sur les roches, ayant complètement désagrégé les structures au fil des décennies. Mais les traces sont là, à peine à quelques mètres de fond.
Des membrures, en partie recouvertes par les graviers, s’étalent par morceaux sur quelques dizaines de mètres.

bazan-membrures.jpgbazan-membrures2.jpg
Des débris jonchent le fond, avec parfois des pièces auxquelles je ne sais pas attribuer de fonction.

bazan-debris.jpgbazan-piece-inconnue.jpg
Par endroits, les tôles sont dressées, plantées dans le sol, fusionnées avec le substrat.

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Et, dans une faille, des restes d’un arbre et d’un gros vilebrequin, reliquat symbolique aujourd’hui de cette fortune de mer.

bazan-arbre.jpgbazan-vilebrequin2.jpgbazan-vilebrequin.jpg
Bien entendu, ces quelques vestiges sont habités et il ne faudrait pas oublier d’observer les hôtes de ces lieux, des plus classiques et voyants comme les astéries rouges, aux plus petits et craintifs comme cet Inachus.

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Et puis, au détour d’une roche, s’arrêter un instant pour regarder une aplysie nager et se poser…

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Déambuler au milieu de ces fragments d’histoire tout contre la falaise dans peu d’eau implique de supporter le battement des vagues et d’accepter une visi pas forcément très bonne les jours de mer un peu agitée.
par Homo palmus publié dans : épave
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Mercredi 12 décembre 2007
Une rubrique carte des sites a été ajoutée dans le menu des rubriques. En cliquant sur le lien, vous irez sur ma page nomao où je dresse la liste des sites de plongée que j'ai visités en Roussillon. Pour chacun, vous trouverez la position géographique (cartographie, image satellite), un court descriptif et quelques images. C'est un début, il y a encore beaucoup à faire et donc n'hésitez pas à participer en me laissant vos commentaires, vos informations, vos images...
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
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