Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 20:36
Les éponges sont des animaux filtreurs dotés d’un réseau de canaux appelé système aquifère où circule l’eau de mer. Ce système est composé de canaux inhalants et exhalants, et de chambres choanocytaires où les particules nutritives sont retenues.
Les éponges sont présentes dans les eaux douces et océaniques, des mers polaires jusqu’aux tropiques, de la surface jusqu’à plus de 8000 m de fond. On connaît environ 600 espèces en Méditerranée.
La classification des éponges est basée sur la morphologie et la nature des éléments squelettiques, les spicules, et sur l’organisation de la charpente squelettique. Les spicules peuvent être de nature calcaire ou siliceuse, et peuvent avoir des tailles et formes très variées. En Méditerranée, environ 90% des éponges ont un squelette siliceux. Enfin, certaines éponges n’ont pas d’éléments squelettiques minéraux et leur structure est maintenue par des fibres de spongine, comme l’éponge jaune Verongia dont se nourrit la tylodine jaune.


La préparation des spicules est très simple puisqu’il suffit de dissoudre un échantillon d’éponge dans de l’eau de javel ou de l’acide nitrique, puis d’observer une goutte au microscope entre lame et lamelle. Voici quelques exemples (grossissements x100 et x400).

Clathrina clathrus

Cette éponge calcaire est formée d’un enchevêtrement de tubes fins et longs de couleur jaune.
Les spicules sont en étoile à 3 branches.


Petrosia ficiformis

Cette éponge marron de consistance dure est le plat favori du Doris dalmatien.
Les spicules sont des stylets effilés légèrement courbés.


Agelas oroides

Cette éponge forme des digitations de couleur jaune-brun. Elle a une consistance qui rappelle le cuir.
Ses spicules sont des stylets effilés épineux.

La microscopie électronique à balayage est une technique à la fois lourde mais puissante pour bien visualiser la position et le nombre d’épines sur les spicules.


Cliona viridis

Eponge perforante de couleur vert-olive. Cette éponge se développe sur un substrat calcaire qu’elle érode.
Les spicules sont des stylets à pointe effilée et légèrement ampoulés.


L’observation des spicules peut servir à identifier 2 éponges de genres différents mais d’aspects extérieurs presque identiques. Un exemple avec Crambe crambe et Spirastrella cunctatrix :

Ces 2 éponges encroûtantes orange se ressemblent fortement et il est difficile pour le plongeur de déterminer avec assurance in situ quel animal il observe. Les spicules de Spirastrella cunctatrix sont effilés et ampoulés (il y a aussi de nombreux et très petits spirasters).


Alors que les spicules de Crambe crambe sont des stylets effilés et en baguettes.



La manie scientifique de vouloir tout classer et répertorier a débuté par l’utilisation des caractères les plus évidents, les plus visibles. Avec le temps et l’évolution des connaissances, les classifications sont en permanence remises en question. C’est pour cela par exemple que l’huître n’est plus considérée aujourd’hui comme étant à la limite du monde vivant et du monde minéral (conception de l’époque de Daubenton car l’huître bouge très très peu…). Mais Dame Nature est taquine et aime tromper le naturaliste amateur qui doit alors trouver une manière efficace d’assouvir son envie d’identification.
Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 12:49
Les doridiens méditerranéens bleus avec des motifs jaunes et/ou blancs sont nombreux. Il est souvent difficile de les différencier avec certitude lors de l’observation en plongée et les photos sont donc utiles pour l’identification a posteriori (voir nudibranches 8). Cependant, en voici un qui est un peu plus facile à reconnaître que les autres.
Le doris de Villefranche Hypselodoris villafranca, s’il a donc des mêmes couleurs classiques que ses proches parents au patron bleu-jaune-blanc, a une décoration bien différente.


Le manteau bleu d’intensité variable est bordé d’une ligne jaune. Sur le dessus, des taches d’un blanc-bleu lumineux sont réparties le long de cette ligne, ainsi que sur le pied
Les rhinophores, lamellés, et le panache branchial sont bleus avec un liseré blanc. Le caractère le plus visible permettant l’identification est le réseau de fines lignes jaunes sur le dessus du manteau.


Mesurant un peu plus de 3 cm, ce nudibranche habite l’Atlantique et la Méditerranée, de quelques mètres à 40 m de fond. D’ailleurs, voici un autre individu observé sur les structures du Saint Lucien.


La couleur est beaucoup plus foncée mais le réseau de fines lignes, les taches bleutées, la ligne jaune entourant le manteau et le liseré sur les rhinophores sont bien visibles.



Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 18:53

Comme annoncé il y a quelques temps, un album photo a été mis en ligne. Il rassemble un peu plus de 180 images de la semaine passée dans les eaux tièdes et claires qui bordent le Sinai.
Pour le moment, c'est le Solenostomus paradoxus qui est en couverture de l'album. Chaque visiteur peut choisir son image favorite et l'indiquer en commentaire. L'image qui aura le plus de succès sera affichée.
Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 00:02
Trois semaines, 3 longues semaines d’absence avant de retrouver la douceur de la nuit argelésienne. Rien ne semble changé depuis mon départ. L’air est peut-être un peu plus parfumé. La température est très douce malgré la minuit passée. Je pose mon sac devant la porte et je vois que Juliette est toujours là. Juliette, c’est la rainette qui habite ici.


Elle ne se montre que le soir. Un peu plus loin sur le mur, il y a Arturo le gecko. Je ne vais pas vous dresser la liste de tous mes voisins, parmi lesquels Jeannot l’escargot, l’envahissante tribu de Rémi la fourmi, Renaud le crapaud, Gérard le lézard… Il est assez tard pour qu’il soit tôt. Dodo.
Le soleil brille, le ciel est bleu et il fait sensiblement plus chaud que lors de ma dernière venue. L’avenue du Tech a bien changé : les touristes se sont tous donné rendez vous pour une opération escargot devant moi… Je me traîne jusqu’au port à 2 à l’heure. Stressé comme un parisien à une heure de pointe, je pose mon sac dans le local et je tombe nez à nez avec Sandrine qui me présente Isabelle, la nouvelle recrue qui remplace Caro à l’accueil cette saison.


C’est donc elle qui aura la délicate mission de supporter l’humour parfois très fin des plongeurs , de renseigner les visiteurs étrangers dans toutes les langues comme si elle était monitrice de plongée polyglotte , de vendre le matériel de la boutique comme si elle avait tout testé et tout un tas d’autres activités excitantes dans la joie et la bonne humeur quotidienne du club. Chers visiteurs, ne soyez pas trop durs avec elle, au moins les premiers temps…

Dimanche après midi, une jeune plongeuse du club est venue essayer du matériel tout nouveau. D’année en année, les fabricants diversifient leur gamme de produits afin de satisfaire aux spécificités de toutes les catégories de personnes. Mais là, il a été très difficile de trouver les accessoires parfaitement adaptés et ajustés. Tout d’abord, la bouteille.


Puis, c’est le maître des lieux en personne qui s’est chargé de proposer une paire de palmes réglables.


La jeune plongeuse avait déjà la combinaison  Détendeur et masque n’ont pas pu être essayés, il a fallu abréger la séance et échanger rapidement la bouteille pleine d’air contre une bouteille pleine de lait… Si elle consomme l’air comme elle descend le lait, elle ne pourra pas plonger avec François durant des heures à la recherche des nudibranches !

Qui dira qu’il n’y a pas une forte présence féminine dans ce club de plongée ?
Par Homo palmus - Publié dans : Mathilde
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 22:51

Plutôt que de raconter le voyage jour par jour, immersion par immersion, j’ai choisi seulement 2 images de chaque plongée pour chaque site visité durant la semaine. Les lecteurs désireux de connaître le récit du séjour peuvent feuilleter les pages du carnet de voyage de la judokate palmée commençant ici link.
 
Tretboot
25 m, 52 min. Nous n’avons pas vu de pédalo.


Abu Talha
34 m, 50 min. Pas le moindre arbre à des centaines de mètres à la ronde.


Swiss Inn House Reef
13 m, 60 min. Swiss, mais pas propre, clair et net pour autant.


Oasis House Reef
23 m, 68 min. Ni palmeraie, ni eau douce.


Canyon
30 m, 56 min. Au fond s’écoule le flot des poissons hachettes.


Islands
16 m, 62 min. Labyrinthe de massifs coralliens où se cachent les bécunes.


Blue Hole
29 m, 50 min et 45m, 50 min. Un trou, c’est du rien avec quelque chose autour. L’extérieur de ce rien est plus beau que l’intérieur (pourtant bleu).


Coral Garden
19 m, 60 min. Pourquoi ? Ce n’était pas déjà des coraux partout ailleurs ?


Lighthouse
13 m, 43 min. Plongée de nuit à l’ombre d’un phare qui brille par son absence.


Um Sid
30 m, 50 min. Anguilles de jardin et poisson fantôme.


Golden Blocks
28 m, 61 min. Pas vu de caillou doré.


Gabr el Bint nord
29 m, 52 min. Il était un petit navire…


Gabr el Bint « la forêt »
39 m, 50 min. Pas de vent dans les branchages.



Un album regroupant les photos de l’ensemble du voyage sera bientôt mis en ligne.

Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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