Non, la capitale n’a pas que des mauvais côtés. Je sais, il faut parfois du temps pour s’en convaincre, surtout les jours de grisaille polluée où les oxydes de soufre et d’azote évoquent ce que
les poilus ont pu endurer dans les tranchées… Puisque nous y sommes, autant profiter de ce que nous ne verrons pas ailleurs. Musée de la marine, aquarium, institut océanographique, le plongeur
qui aime tout ce qui tourne autour de la mer peut trouver à s’occuper à Paris. Nous sommes allés à la cité des sciences (
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Première visite : l’Argonaute
La visite de ce petit sous-marin des années 50 permet d’imaginer l’inconfort dans lequel un équipage nécessairement très motivé devait survivre durant de longues journées, entre bruit,
promiscuité, odeurs et manque d’espace.
Même si le commandant de bord jouissait d’une gigantesque cabine où il pouvait être seul, et peut-être se retourner sans se cogner quelque part, l’espace de travail entre table des cartes,
périscope et commandes était très réduit.
Rares sont les occasions d’entrer dans un sous-marin militaire. La visite de l’Argonaute est très intéressante car elle permet de prendre la mesure des choses.
Seconde visite : Dauphins et Baleines
Au programme à la Géode (
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d’extinction dans lequel elles sont. Dans la veine des films alarmistes et un peu propagandistes du moment (mais le sont-ils vraiment ?...) sur l’état des lieux de notre biosphère, on ne peut que
se dire qu’il faut se dépêcher d’aller à la rencontre de certains de ces animaux avant qu’il ne soit trop tard. Images spectaculaires des cachalots, majesté des balais des dauphins, courte
séquence sur les belugas et sérénité des lamantins dans leur mangrove ravagée… 40 minutes de belles images qui donnent envie d’aller voir.
Troisième visite : Récifs Coralliens
Toujours à la Géode, mais en imax, ce film expose certaines des causes de la mort des récifs coralliens du Pacifique sud. De la grande barrière à Rangiroa, en passant par Fidji et Moorea, les
plongeurs photographient et filment la faune récifale, observent les conséquences du réchauffement climatique et de l’envasement provoqué par les dépôts de particules charriées par les fleuves
depuis les exploitations terrestres jusqu’en mer, pour terminer sur cette prévision de la mort des principaux récifs mondiaux d’ici 30 ans… Une courte vie de plongeur… Magnifiques coraux mous
fidjiens, raies et requins polynésiens… Encore une belle projection qui donne envie d’y aller, ou d’y retourner…
Visite imprévue : un petit bout de Méditerranée à la cité
C’est tout à fait par hasard, en traversant la cité des sciences au niveau bas, que nous sommes tombés sur une petite exposition présentant quelques uns des habitants méditerranéens que nous
croisons très souvent.
Dans 3 petits aquariums, sars commun et tambour, saupes, corbs, sargues, mulets, murènes et bien sûr mérous sont là pour faire parler de cette petite mer presque fermée très exposée aux problèmes
d’origine anthropique.
La courte exposition se termine sur un texte que j’ai trouvé très juste :
Nous avons quitté la cité des sciences après ces immersions visuelles, avec l’envie d’aller voir ou revoir tout ça en vrai…
Les récifs lointains vont mal, la faune sous-marine de tous les océans va mal, notre proche et chère Mare Nostrum va mal… Faut-il espérer avoir le temps et les moyens de voir avant que tout ne
disparaisse ? Ou espérer que toutes ces alarmes vont finir par secouer efficacement les consciences à temps ?
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