Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 01:37

Par Homo palmus - Publié dans : carte postale
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 12:43

Ilot surgissant de ce fond plat et uniforme qui semble désert, le navire abandonné commence une nouvelle vie. La nature l’incorpore, le colonise, l’encroûte, l’habite. Les algues se développent. Les animaux se fixent et, comme les anémones bijoux, tapissent l’acier rouillé d’une myriade de polypes colorés. Les poissons, enfin, s’installent et apportent du mouvement, de la vie. Peu à peu, le navire naufragé devient une épave. Pour compléter le tableau, les pêcheurs (en toute connaissance de cause) accrochent leurs filets qui se déchirent et pendent en lambeaux, à leur tour colonisés, intégrés.
Par Homo palmus - Publié dans : Chronique
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 02:17
Est-ce une habitude de myope ? Ou une habitude venue à force de chercher la petite bête ? Ou les deux ? En collant le masque contre le substrat, on finit par tomber sur des animaux de plus en plus petits, défiant la limite technique des apn de moyenne gamme… Voici encore 2 exemples.

Voyons déjà le plus gros des deux : Diaphorodoris papillata.


Ce doridien qui atteint 1 cm a un liseré jaune autour du manteau et des papilles d’un rouge vif sur le dos. Ses rhinophores sont lamellés et son pied est caréné avec une ligne médiane d’un blanc plus marqué.


Carnivore, il se nourrit de bryozoaires. Présent dans toute la Méditerranée, il vivrait aussi en Atlantique.


De la même taille (au maximum), mais d’une morphologie très différente comparable à celle d’une flabelline, Calmella cavolini dresse ses cérates rouges en forme de massue.


A l’extrémité de ces cérates, dans la partie apicale blanche, se trouvent les cnidosacs à usage défensif. Les longs rhinophores sont lisses. Cette espèce carnivore, qui consomme des polypes d’hydraires, est méditerranéenne.


-- Ceci est le 200è article du blog --

Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 00:30

Non, la capitale n’a pas que des mauvais côtés. Je sais, il faut parfois du temps pour s’en convaincre, surtout les jours de grisaille polluée où les oxydes de soufre et d’azote évoquent ce que les poilus ont pu endurer dans les tranchées… Puisque nous y sommes, autant profiter de ce que nous ne verrons pas ailleurs. Musée de la marine, aquarium, institut océanographique, le plongeur qui aime tout ce qui tourne autour de la mer peut trouver à s’occuper à Paris. Nous sommes allés à la cité des sciences (link).

Première visite : l’Argonaute

La visite de ce petit sous-marin des années 50 permet d’imaginer l’inconfort dans lequel un équipage nécessairement très motivé devait survivre durant de longues journées, entre bruit, promiscuité, odeurs et manque d’espace.


Même si le commandant de bord jouissait d’une gigantesque cabine où il pouvait être seul, et peut-être se retourner sans se cogner quelque part, l’espace de travail entre table des cartes, périscope et commandes était très réduit.


Rares sont les occasions d’entrer dans un sous-marin militaire. La visite de l’Argonaute est très intéressante car elle permet de prendre la mesure des choses.

Seconde visite : Dauphins et Baleines

Au programme à la Géode (link), ce film en 3D présente une dizaine d’espèces de mammifères marins, un peu de leurs mœurs et surtout l’état de danger d’extinction dans lequel elles sont. Dans la veine des films alarmistes et un peu propagandistes du moment (mais le sont-ils vraiment ?...) sur l’état des lieux de notre biosphère, on ne peut que se dire qu’il faut se dépêcher d’aller à la rencontre de certains de ces animaux avant qu’il ne soit trop tard. Images spectaculaires des cachalots, majesté des balais des dauphins, courte séquence sur les belugas et sérénité des lamantins dans leur mangrove ravagée… 40 minutes de belles images qui donnent envie d’aller voir.

Troisième visite : Récifs Coralliens

Toujours à la Géode, mais en imax, ce film expose certaines des causes de la mort des récifs coralliens du Pacifique sud. De la grande barrière à Rangiroa, en passant par Fidji et Moorea, les plongeurs photographient et filment la faune récifale, observent les conséquences du réchauffement climatique et de l’envasement provoqué par les dépôts de particules charriées par les fleuves depuis les exploitations terrestres jusqu’en mer, pour terminer sur cette prévision de la mort des principaux récifs mondiaux d’ici 30 ans… Une courte vie de plongeur… Magnifiques coraux mous fidjiens, raies et requins polynésiens… Encore une belle projection qui donne envie d’y aller, ou d’y retourner…

Visite imprévue : un petit bout de Méditerranée à la cité

C’est tout à fait par hasard, en traversant la cité des sciences au niveau bas, que nous sommes tombés sur une petite exposition présentant quelques uns des habitants méditerranéens que nous croisons très souvent.


Dans 3 petits aquariums, sars commun et tambour, saupes, corbs, sargues, mulets, murènes et bien sûr mérous sont là pour faire parler de cette petite mer presque fermée très exposée aux problèmes d’origine anthropique.


La courte exposition se termine sur un texte que j’ai trouvé très juste :


Nous avons quitté la cité des sciences après ces immersions visuelles, avec l’envie d’aller voir  ou revoir tout ça en vrai…



Les récifs lointains vont mal, la faune sous-marine de tous les océans va mal, notre proche et chère Mare Nostrum va mal… Faut-il espérer avoir le temps et les moyens de voir avant que tout ne disparaisse ? Ou espérer que toutes ces alarmes vont finir par secouer efficacement les consciences à temps ?
Par Homo palmus - Publié dans : immersions a sec
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 23:28

8 mai 2009. 64 ans, 11 mois et 6 jours après son torpillage, l’Alice Robert dresse toujours ses canons muets dans le bleu de la côte catalane. 64 ans jour pour jour après l’armistice, visiteurs pacifiques, nous plongeons à la rencontre d’un passé tragique, entourés d’habitants inconscients de ce témoignage historique.
Par Homo palmus - Publié dans : Chronique
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