Mercredi 16 décembre 2009
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L’hiver rime souvent avec long intervalle de surface pour le plongeur qui ne peut pas facilement
accéder à des sites de plongée. L’hiver, c’est aussi une période propice aux rêveries parmi des poissons multicolores habitant des eaux chaudes et claires lointaines que l’on ne peut pas
atteindre à loisir. Comme le jus de chaussettes l’est au café, Nemo 33 est un ersatz : l’eau est chaude et claire, avec une visi égale à la profondeur, mais il manque un peu la saveur du sel
et les couleurs des poissons. Ne boudons pas notre plaisir, si on y retourne (voir D’une capitale de l’Europe à l’autre : histoire d’un aller-retour (1) et D’une capitale de l’Europe à l’autre : histoire d’un aller-retour
(2) ) c’est qu’il n’y a peut-être pas qu’une raison d’addiction azotée à calmer…
Avec le vent du nord… Non, stop ! Pas de vent sur l’autoroute qui nous mène à travers le Plat
Pays. Pas de vent, mais…
Nous avons réservé pour le créneau de 19h. Nous avons donc le temps de poser nos affaires à l’hôtel et
de faire un tour au centre ville pour voir ou revoir les particularités locales typiques…
L’itinéraire du touriste doit absolument passer par la belle galerie couverte de la reine et ses
boutiques de confiseries, puis la Grand-Place pour ses monuments incontournables. A l’approche des fêtes de fin d’année, elle a pris des couleurs.
Une petite idée de l’ambiance musicale associée au jeu de lumières :
J’apprécie la voix d’Emilie Simon et sa musique dans cette ambiance.
Puis le touriste suivra la rue menant au Manneken Pis, en passant devant une sympathique boutique de
spéculoos, pour arriver au monument phare de la ville, cette sublimissime statue monumentale…
… Très peu vêtue ce jour. Pour toute explication, il faut se reporter au panneau sur la grille, en 3
langues dont la maîtrise est parfois imparfaite… Couac…
L’intérêt majeur d’une visite à ce gamin mal élevé réside dans la proximité immédiate d’une échoppe de
gaufres…
Quelques embouteillages plus tard, nous sommes sur le parking de Nemo 33. Ambiance bleutée un peu
mystérieuse sur fond de ciel chargé gardant le halo lumineux de la ville…
La déco est sympa avec tout un tas de vieilleries partout. Ce caisson fait beaucoup moins vieux que
l’espèce de capsule antique du fond de la salle du bar.
19h, la cloche sonne. Quelques minutes plus tard, après avoir donné une pièce de 50 cts à l’affreux
mange-fric, nous sommes au bord du bassin. Tout est calme.
5 m, puis 10 m, puis il faut emprunter le passage pour rejoindre la fosse.
La chute peut faire peur. La verticalité peut faire perdre certains repères… Peut-être vaut-il mieux y
aller graduellement ?
Ou alors, tenter le grand saut ?
Au fond, dans la pénombre, les connexions synaptiques peuvent tourner au ralenti. C’est du moins
l’expérience vécue lors de la précédente visite par une plongeuse dont je tairai le prénom. Pour tenter d’évaluer scientifiquement l’effet physiologique, j’avais préparé quelques petits exercices
très simples.
Le temps limité à 10 min sous les 20 m passe vite. Pour remonter, je veux vérifier que, cette fois, la
même plongeuse sait se servir de sa stab. Alors je lui fais signe « ça va pas ». Elle cherche mon direct system que je n’ai pas, finit par trouver l’inflateur pneumatique sur le côté
et… Je tairai la suite. Bref, nous remontons jusqu’au passage, puis nous visitons les 2 grottes artificielles avec cloche d’air et nous regagnons les 5 m pour le dernier paquet de minutes avant
la fin de la séance.
En attendant que tout le groupe arrive, je profite des jeux de miroir.
Certains révisent leurs positions favorites de yoga.
Enfin, avant de sortir, une photo du groupe :
Pour faire plus simple que la fois précédente, nous avons mangé sur place. Même menu copieux et
typiquement belge, enfin… Belge thaï…
Bien sûr, certains n’ont jamais envie d’aller se coucher après une journée comme celle-là. C’est dans
un autre lieu typiquement belge, un pub irlandais, que nous avons pris un verre au balcon, avec vue sur la bourse.
Puis est venu le moment de se dire au revoir, la seule autochtone rentrant chez elle et certains
franciliens partant très tôt le lendemain matin.
Quant à nous, après un sympathique petit-déjeuner et un largage en vol d’une amie à la gare de
Bruxelles (ça devient une habitude), nous avons fait un peu de tourisme avant de rentrer, sans le vent du nord, mais sous la pluie, du Plat Pays…
(Merci à J. Brel, A. Franquin, Hergé, E. P. Jacobs, Seron, Goscinny, leurs collègues et tant
d’autres…)
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