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épave

Lundi 10 février 2014 1 10 /02 /Fév /2014 06:24

Faible éloignement de la côte, profondeur limitée, dimensions réduites, la péniche a des avantages indéniables lorsqu’il n’y a pas de débutant sur le bateau et que les conditions de mer sont un peu difficiles. C’était le cas en ce week-end de fin janvier. Nous y avons plongé le samedi et le dimanche dans des conditions de surface pas idylliques, mais bien meilleures au fond.

Arrivant au milieu du flanc bâbord, nous commençons par la proue encombrée de bouts sur bâbord,

 

Peniche 250114 proue IMG 0073

 

Recouverte de lambeaux de filets sur son étrave,

 

Peniche 250114 proue IMG 0110

 

Et plus dégagée sur tribord, quoique toujours recouverte de filets plaqués contre la coque.

 

Peniche 250114 proue IMG 0117

 

Nous profitons de la bonne visi pour suivre un bout partant de la proue et menant aux vestiges d’un lamparo dont il ne reste plus qu’un moteur, l’arbre et l’hélice. Même ces maigres reliefs sont recouverts de filets.

 

Peniche 250114 lamparo moteur IMG 0092

Peniche 250114 lamparo helice IMG 0094

De retour sur la péniche, nous gagnons la cabine, ou ce qu’il en reste.

 

Peniche 250114 cabine IMG 0174

 

Nous ne sommes pas les seuls à déambuler à cet endroit.

 

Peniche 250114 cabine IMG 0175

 

Enfin, la poupe. Une partie du gouvernail subsiste.

 

Peniche 250114 poupe IMG 0135

 

C’est le bon endroit pour traquer en cette saison les nudibranches.

 

Peniche 250114 poupe IMG 0145

 

Après une demi-heure, nous retrouvons au palier Sam, François et Daniel.

 

Peniche 250114 palier IMG 0185

 

Deux d’entre eux seront là le lendemain pour une autre explo, bien plus élargie, sur ce site.

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 6 janvier 2014 1 06 /01 /Jan /2014 06:55

 

Les principales épaves de la Côte Vermeille reposent sur des fonds entre 40 et 50 m. Plus la profondeur augmente et moins la lumière pénètre. Lorsqu’en plus les rayons du soleil sont arrêtés par des eaux plus chargées en particules que d’habitude, c’est au mieux la pénombre qui baigne les épaves, au pire la nuit épaisse. Ces conditions pouvant paraître repoussantes ne sont pas pour autant si mauvaises que cela, pourvu que l’on sache en profiter.

Que la visibilité soit très réduite, qu’il fasse nuit, ou les deux à la fois ne signifie pas qu’il est impossible de profiter de l’épave. Car, être guidé par le seul halo de son phare force à cheminer avec prudence et lenteur, donc à découvrir dans le détail.

Il y a toutefois des limites. Ce matin-là régnait sur la poupe du Bananier une pénombre épaisse. Pas une absence de lumière, une faible luminosité que laissaient passer des eaux très chargées en particules. Pour ne rien arranger, cette toute petite partie de l’épave a tant été chalutée qu’elle est en partie brisée et couverte de plusieurs épaisseurs de filets à grosses mailles.

 

Alice Robert sommet poupe IMG 9817

 

Tenter d’approfondir sa connaissance de cette structure empaquetée dans ces conditions n’est pas chose facile. Difficile de se repérer lorsque toutes les formes sont modifiées sur un morceau de navire planté à peut-être 60°. Il faudrait passer des jours à découper des filets pour révéler ce qu’ils recouvrent. Même le gros canon de 105 mm est difficilement identifiable, à la fois trop gros pour être vu dans son ensemble ce jour-là et pris dans cette épaisse toile d’araignée de filets, de bouts, avec même encore des flotteurs et de la faune encroûtante qui colonise le tout, rendant plus épais encore le tissage sur l’acier. Pourtant, ce canon est en bon état, en meilleur état que ses homologues de l’autre partie, car il est encore protégé par une partie de son masque d’où dépasse la culasse.

 

Alice Robert 081213 canon poupe IMG 9811 modifié-1

 

Autour de ce canon de poupe, l’armoire à munitions apparaît à peine tant elle est couverte, mais les taquets, solides et massifs, émergent, avec des bouts encore lovés autour et qui sont peut-être d’origine.

 

Alice Robert taquet poupe IMG 9819

 

Il faudra revenir dans de meilleures conditions pour voir les grenades anti-sous-marines tombées des grenadeurs et pour passer entre les filets pour estimer les dimensions de l’hélice ensablée.

 

Alice Robert 081213 palier IMG 9830m

 

Le lendemain, nous avons visité la partie principale de l’Alice Robert. Malgré une gueuse mystérieusement baladeuse à répétition (pas de son propre fait), nous avons quand même trouvé l’épave après un peu de palmage sur un fond sablo-vaseux. Nous avions planifié une visite du secteur de la double mitrailleuse. Les conditions, à peine meilleures que la veille, se prêtaient justement à l’observation minutieuse d’un petit périmètre. La base d’un affût quadruple de 20 mm est moins cachée sous les lambeaux de filets : les pièces circulaires permettant l’inclinaison des canons sont à présent dégagés. Est-ce que cela s’est fait naturellement ?

 

Alice Robert 091213 quadruple 20mm IMG 9850

 

Les fourneaux sont facilement accessibles depuis l’écroulement des coursives latérales. Pas d’habitant cette fois dans la cuisine ou, du moins, pas d’habitant visible dans le balayage des lampes.

 

Alice Robert 091213 fourneaux IMG 9860

 

Derrière se trouve ce qui devait être une grosse marmite à bain-marie. Son couvercle a disparu.

 

Alice Robert 091213 marmite bain-marie IMG 9872

 

La paroi de la cuisine devient de la dentelle de rouille. Les emplacements des hublots sont des trous parfaitement circulaires plus gros que les autres orifices qui se forment dans cette cloison d’une extrême fragilité.

 

Alice Robert 091213 cuisine IMG 9870

 

A côté de la cuisine se trouvait une pompe de cale. Elle est à présent un peu plus loin. Elle a perdu son couvercle et se trouve étrangement posée à un endroit et dans une position où elle n’a pas pu arriver toute seule depuis la dernière fois que je l’ai photographiée.

 

Alice Robert 091213 pompe de cale IMG 9875

 

Il se passe vraiment des choses pas naturelles sur cette épave. Je pense que cette pompe de cale va mystérieusement disparaître très prochainement… A moins que des plongeurs vigoureux se débrouillent pour la mettre quelque part où il sera beaucoup plus difficile de lui faire prendre son envol vers la surface…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 06:22

 

La visi est un paramètre critique très aléatoire, d’autant plus qu’elle change souvent selon la profondeur, selon l’endroit de l’épave et même parfois en cours de plongée. Cela peut devenir un véritable un casse-tête pour le plongeur qui veut prendre des photos. En gros, il a le choix entre la photo d’ambiance, la proxi, la macro et la visi dicte plus ou moins le choix. Peu d’appareils sur le marché permettent de s’adapter parfaitement à toutes les situations, donc il faut faire des choix, des compromis entre un appareil qui aura un très beau rendu en macro et un rendu moyen en ambiance d’épave en partie voilée et à faible luminosité ou un appareil spécifiquement dédié à l’ambiance, par exemple, quitte à faire l’impasse sur la macro. Il existe une autre possibilité : la synergie entre plongeurs d’une palanquée. Dans un binôme, chacun peut avoir du matériel adapté à des situations différentes et celui qui s’occupe de la macro peut également servir de modèle à l’autre plongeur. C’est un peu l’idée que nous essayons de mettre en pratique. Et cette fois-là, la péniche nous a mis à l’épreuve.

La visi n’était pas très bonne, mais pas très mauvaise non plus. L’ambiance générale était assez lumineuse malgré un brouillard bien perceptible. Pour montrer l’épave, il fallait prendre du recul, ce qui est problématique dans ces conditions de visi.

 

Peniche 091113 cabine IMG 9718

 

La luminosité, très changeante selon les angles, était perturbante et les réglages à changer sans cesse.

 

Peniche 091113 proue IMG 9765

 

Pour la macro et la proxi, les choses étaient plus simples, sauf à l'intérieur de la cabine...

 

Peniche 091113 intérieur IMG 9751

 

Et le modèle ? Disons plutôt, les modèles. Les plongeurs donnent de la profondeur, indiquent l’échelle ou mettent en valeur une zone éclairée par leurs lampes.

 

Peniche 091113 proue IMG 9785

Peniche 091113 proue IMG 9768

Peniche 091113 poupe IMG 9729

(petit jeu : trouver le poulpe)

 

Comme ils ne sont pas là uniquement pour faire plaisir à celui qui veut prendre des photos, il faut que ce soit le photographe qui compose avec les éléments : direction des palanquées, positions des plongeurs, composition des images… Il n’est pas facile de prévoir les mouvements des plongeurs ainsi que leurs gestes avec leurs phares.

 

Peniche 091113 cabine IMG 9748

Peniche 091113 cabine IMG 9746

 

Avec tout ça, le plongeur photographe profite-t-il encore de sa plongée ? Le paparazzi japonais ne passe-t-il pas à côté des choses en ne faisant son explo qu’à travers son appareil ? N’est-il pas dans un monde où il s’enferme seul ? La sécurité et la gestion de la plongée sont-elles optimales ?

Cette plongée sur la péniche a été difficile pour la photo, mais bien sûr agréable pour plusieurs raisons qui font qu’on a envie de recommencer : le plaisir de l’immersion, le plaisir de débusquer par exemple les nudibranches colorés, le plaisir d’être en bonne compagnie et de partager l’expérience…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 18 novembre 2013 1 18 /11 /Nov /2013 06:22

 

 

Les conditions de plongée sur les épaves de la Côte Vermeille sont le plus souvent imprévisibles et souvent très différentes de celles que l’on peut trouver plus à l’Est du bassin méditerranéen. Plutôt que de considérer d’emblée cela comme un aspect négatif, il faut savoir profiter des situations pour ressentir sa plongée différemment à chaque occasion.

 

Lorsque la mer est agitée et que la couche de surface est remuée, chargée en particules, elle peut se transformer en une sorte de soupe de légumes, verte sous la lumière d’un soleil d’automne qui lutte dans un ciel bas et lourd pour exister. Etonnamment, la thermocline a presque disparu et l’eau qui est encore à une température agréable pour la saison n’est pas plus fraîche en dessous. Par contre, en dessous, il fait sombre, sombre mais clair. La couche d’eau supérieure bloque les rayons du soleil et se garde ses particules. Nous voici donc sur l'Astrée, plongés dans une ambiance crépusculaire avec de 10 m de visi.

 

Astree claires-voies IMG 9677

 

Pénombre autour, obscurité dedans. Quelques anthias virevoltent autour de la tôle corrodée dont le phare révèle les teintes chaudes.

 

Astree arriere chateau IMG 9621

Astree arriere chateau IMG 9682

Dans les coursives, les poutrelles bornent le champ de vision. Ces référentiels visuels font ressortir le léger brouillard qui baigne et imprègne l’épave.

 

Astree coursive babord IMG 9624

Astree coursive babord IMG 9631

L’angle tribord avant du château est toujours le lieu de regroupement des anthias aussi chatoyants que la rouille là où la vie ne la recouvre pas.

 

Astree coursive tribord IMG 9648

Astree coursive tribord IMG 9651

Derrière les éclats de couleurs, les fourneaux signalent l’emplacement de la cuisine ouverte à tous vents profonds, avant une cheminée disparue dont il ne subsiste que la base cylindrique, énorme.

 

Astree cuisine IMG 9654

 

Il faut déambuler dans ces coursives, dans cette ambiance crépusculaire qui tend au nocturne lorsque les tôles, les lambeaux de filets et la vie concrétionnée se concentrent et s’additionnent, rejetant la pâle lueur verte à l’extérieur. Déambuler un chandelier à la main, dans une vielle demeure délabrée, un soir d’automne alors qu’au-dehors le soir tombe et que le vent souffle, et découvrir sur les murs des tableaux craquelés et des tapisseries effilochées accrochés, témoins d’instants passés figés. Cette ancienne demeure, cet ancien lieu de vie pourrait être effrayant et repoussant. Et pourtant, nous y sommes, un phare à la main, parcourant ces coursives, révélant les marques du temps sur les vestiges des hommes. L’esprit n’est pas à la peur, il est simplement dans un ailleurs.

 

Astree coursive IMG 9705

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 28 octobre 2013 1 28 /10 /Oct /2013 06:33

 

Pythéas est un explorateur grec originaire de Massalia (l'antique Marseille).

Considéré comme l'un des plus anciens explorateurs scientifiques ayant laissé une trace dans l'histoire, il a effectué vers 340-325 avant J.-C. un voyage dans les mers du nord de l'Europe. Il est le plus ancien auteur de l'Antiquité à avoir décrit, notamment, les phénomènes polaires, les marées ainsi que le mode de vie des populations de la Grande-Bretagne et des peuples germaniques des rives de la mer du Nord, voire, peut-être, de la mer Baltique.

Wikipedia.

 

De nombreux navires portent ou ont porté ce nom, comme l’épave de celui gisant à côté de l’entrée du port de Port-Vendres. Après un peu plus de 115 ans sous l’eau, l’épave du Pytheas résiste encore au bas de roches exposées aux vents et battues par la mer.

Que reste t-il du vapeur qui mesurait une cinquantaine de mètres de long ? L’essentiel, le plus visible, c’est la grosse chaudière séparée de la poupe et des membrures.

 

Pytheas chaudiere et poupe IMG 7967

Pytheas chaudière et poupe IMG 7992

 

La chaudière est renversée, exposant vers la surface les ouvertures des foyers ainsi que les nombreuses extrémités des tubulures.

 

Pytheas chaudiere et poupe IMG 8101

 

Sur la partie de la surface la plus favorable à leur développement, les gorgones blanches tapissent la chaudière.

 

Pytheas chaudière IMG 7969

Pytheas chaudiere IMG 8050

 

Une ouverture permet de jeter un œil aux tubulures à l’intérieur de la chambre de chauffage.

 

Pytheas chaudiere IMG 8083

Pytheas chaudiere IMG 8087

 

De la coque, seule demeure identifiable la poupe.

 

Pytheas poupe IMG 8001

 

La dunette est très ajourée. Une partie du système de gouvernail dépasse un peu des poutres.

 

Pytheas poupe IMG 8057

 

En contournant la poupe, on découvre l’emplacement de l’hélice, manquante, de même que le safran. L’hélice a été démontée il y a bien longtemps.

 

Pytheas poupe IMG 8120

Pytheas poupe IMG 8078

 

Du reste de la coque, il subsiste une partie de la quille et un segment de l’arbre d’hélice est encore visible. Plus rien d’autre n’est identifiable.

 

Pytheas poupe IMG 7982

Pytheas IMG 8041

 

En remontant vers les roches, on découvre le relief responsable du naufrage, ainsi qu’en témoigne l’enchevêtrement de matériaux.

 

Pytheas poutrelles IMG 8030

 

Sur le côté, les membrures sont recouvertes d’un encroûtement épais.

 

Pytheas membrures IMG 8007

 

Dans une faille un peu plus loin reposent les ancres et leurs chaînes.

 

Pytheas faille chaine et ancres IMG 8010

 

La première ancre est en meilleur état que la seconde, mais le tout est très corrodé.

 

Pytheas ancre 1 IMG 8023

Pytheas ancres IMG 8015

Pytheas ancre 2 IMG 8022

 

Parfois peu considérée parce qu’elle n’est ni aussi profonde, ni aussi bien conservée, ni aussi imposante que ses voisines, cette épave a pourtant aussi une histoire à raconter, d’autant plus qu’elle est accessible à tous les plongeurs. De plus, son état de dégradation représente un stade très avancé avant la disparition de toute structure (comme dans le cas du Bazan) et la dissolution de toute trace. Dans l’histoire illustrée du devenir des épaves de la côte du Roussillon, le Pytheas occupe une place particulière.

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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