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plongée en Roussillon

Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 23:35
L’été est arrivé soudainement. Le soleil, éclatant dans le ciel bleu sans le moindre nuage, nous promet une très chaude journée. La mer est belle et le vent est peut-être enfin parti en vacances. Dans ces conditions, il est tentant d’aller à la réserve de Cerbère-Banyuls…
La visite du club de plongée de Gaillac ayant nécessité un changement de taille du bateau, nous partons sur l’Ange. A la sortie plongée du matin s’ajoute donc une promenade tranquille sur une mer d’huile le long de cette belle côte rocheuse catalane.
A notre arrivée au cap l’Abeille, les mouillages fixes sont presque tous occupés. En plus des clubs de plongée, le site attire aussi les plaisanciers et les vacanciers. Ce que l’on pourrait appeler « l’effet réserve » est important dans l’esprit des visiteurs. Nous nous amarrons à la bouée n°6 et c’est un plaisir de sauter dans cette eau à 22°C, agréablement rafraîchissante.


La visi n’est pas exceptionnelle, mais suffisamment correcte pour apprécier le relief de failles dont certains pans sont couverts de gorgones blanches.


Par rapport aux autres sites de la côte entre Argelès et Banyuls, l’effet réserve biologique est frappant. Sur ce site, le spectacle est surtout en pleine eau. Ici, le plongeur doit décoller le regard de la roche pour profiter de l’abondante concentration de poissons, solitaires ou en bancs. D’abord, c’est un petit mérou qui croise notre route.


Puis une grosse dorade royale qui vient nous tourner autour.


Un peu plus distant, un beau denti au dos bleuté désorganise un temps un petit banc de sars.


Les sars sont très nombreux, en bancs relativement peu agités.


A l’inverse, les saupes, également très nombreux, sont beaucoup plus mobiles et l’observation des bancs montre de jolis mouvements de groupes tournoyants sur eux-mêmes avant de plonger vers les rochers où ils broutent bruyamment (si, si, ôtez votre cagoule et écoutez).


Fin de plongée, retour au mouillage fixe. Pourquoi ne pas passer quelques minutes de palier de sécurité en observant de très près la vie sur un gros rocher ? C’est l’occasion de voir cette anémone aux centaines de tentacules (Cereus pedonculatus).


Ou encore de constater que le dimorphisme sexuel chez les poissons peut être étonnant : cette femelle est-elle charmée par le beau mâle à la voyante livrée jaune ?



Il est facile de comprendre que la réserve attire les plongeurs et les baigneurs qui peuvent découvrir une abondante faune pélagique dans les premiers mètres sous la surface. L’effet de protection est très net, en comparaison des abondances visibles sur les autres sites de la côte en dehors de la zone protégée. Ceci fait penser que malgré le développement des populations, et donc automatiquement la sortie d’une partie des poissons des limites de la réserve, les prélèvements tout le long de la côte ont un impact significatif sur les populations. Et dire que l’on entend encore que ce sont les plongeurs qui font fuir les poissons…

Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents sur les sites et la faune de la réserve :

Plongée dans la réserve
Plongée au cap l'abeille
Les Tinyes
Retour aux Tinyes
Et ceux qui vivent plutôt seuls…
Il y a ceux qui vivent en groupe…


Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 00:15
Ca faisait trop longtemps. Quand on pense détendeur en voyant Dark Vador, quand on pense mélange à chaque ouverture et fermeture de la B50 de N2/H2/CO2 au labo, quand on emporte son caisson étanche à la piscine, quand l’esprit s’égare en fixant le Carcharhinus albimarginatus en fond d’écran, c’est qu’il est grand temps de faire quelque chose. Quelques coups de fil et quelques heures plus tard, nous voici, Romain et moi, seuls sur la plage du sentier sous-marin de la réserve de Cerbère-Banyuls. Enfin, nous revoici sur la plage, après un petit contretemps technique…

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Il fait frais mais très beau. La mer est très calme. Nous nous équipons et entrons dans l’eau très progressivement : elle est à 12°C. Suivant la pente douce, nous dépassons plusieurs petites taches de posidonies au milieu desquelles sont plantées quelques nacres épineuses.

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La visi n’est pas exceptionnelle, 4 à 5m peut-être. L’eau est chargée en particules. Plus loin, les galets et les posidonies laissent la place à des langues de sable. Romain n’a pas plongé depuis très longtemps également : il ne sait plus palmer, il marche !

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En bordure des langues de sable, des crêtes rocheuses prolongent sous la surface la pointe de la crique.

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Je suis étonné de ne pas retrouver la faune de l’hiver dernier au même endroit. Où sont passés les énormes chapons et les poulpes ? La courte visi transforme les sars et les labres en silhouettes sombres. Je me concentre sur la faune fixée. Clavelines et spirographes ne sont pas partis…

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Les étoiles de mer glacières non plus. Avez-vous déjà observé de très près à quoi ressemble un de leurs bras ?

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Je cherche des nudibranches, mais n’en trouve pas, sauf des élysies vertes en grand nombre.

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Après une heure d’immersion, nous regagnons la plage, les doigts et les orteils engourdis.

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Ca faisait trop longtemps. Ca fait beaucoup de bien. Je remettrai ça le lendemain mais pour le moment, c’est Romain qui paie l’apéro…
Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 21:44
Une rubrique carte des sites a été ajoutée dans le menu des rubriques. En cliquant sur le lien, vous irez sur ma page nomao où je dresse la liste des sites de plongée que j'ai visités en Roussillon. Pour chacun, vous trouverez la position géographique (cartographie, image satellite), un court descriptif et quelques images. C'est un début, il y a encore beaucoup à faire et donc n'hésitez pas à participer en me laissant vos commentaires, vos informations, vos images...
Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 00:32
S’il faut faire les plongées dans la réserve avec le nez en l’air pour profiter des très gros rassemblements de poissons, il ne faut pas pour autant oublier de regarder ce qui se passe sur le fond ou juste au-dessus. Là, vivent des poissons au caractère plus solitaire, comme le labre merle (Labrus merula).

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Habituellement ils sont en petits groupes, mais ce rouget (Mullus surmuletus) faisait bande à part, remuant le substrat, à la recherche de quelque nourriture. On ne pourra plus dire qu’il n’y a que les plongeurs qui labourent !

rouget-2.jpg rouget.jpg
Plus fréquemment rencontrés ces dernières semaines, les dentis (Dentex dentex) ont une allure de prédateur au regard sévère. Les points colorés sur le dos donnent une belle teinte bleutée.

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Et bien sûr, il n’est pas imaginable de parler des solitaires de la réserve sans penser aux mérous ! Aux Tinyes, nous en avons croisé de taille modeste.

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Avez-vous déjà vu un mérou fâché ? J’étais tapi derrière une arête rocheuse pour photographier ce mérou presque posé derrière des gorgones quand il a réagi à un signal déplaisant (des plongeurs ?) et a clairement montré son mécontentement. Finalement, il s’est rapidement calmé :

merou-pose.jpg merou-pose-fach--.jpg merou-pos---calm--.jpg
Autour du cap l’Abeille, nous avons vu des mérous plus variés en dimensions et motifs de robe. Il y a presque toujours un bel exemplaire à côté de l’arche. Il est peu farouche et si l’on est très calme et respectueux, il se laisse gentiment photographier :

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Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 01:15
Puisque la météo le permettait, nous sommes allés à la réserve samedi et dimanche : autour des Tinyes un matin, au cap le lendemain. La visi n’était pas très bonne le premier jour, franchement meilleure le second. Néanmoins, il y a une constante : la concentration en poissons. Je pense que par rapport à tous les autres sites de la côte, l’effet « réserve » est évident. En cette fin de saison, les bancs de sars, de différentes espèces, sont encore importants et mélangés avec les saupes.

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Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est l’immense regroupement de saupes entre les crêtes rocheuses des Tinyes. L’eau laiteuse effaçait les limites d’un banc si grand qu’il emplissait presque tout notre champ de vision entre nous et la surface…

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Si l’on rencontre très fréquemment ces animaux en petits groupes au cours de nos plongées, c’est assurément dans la réserve qu’ils sont les plus importants. Même si nous savons que la réserve n’est pas respectée car la pêche s’y pratique frauduleusement, elle semble bien être un havre de paix - relative - pour la faune. Et le plongeur peut s’y promener en une ballade contemplative sous un « ciel »  constellé de poissons…
Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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