Lundi 17 mars 2008
C’est bientôt la rentrée. Sylvain est redescendu de la montagne où il a travaillé très dur, pendant des mois, sous la direction sévère de Sandrine. Il n'a même pas eu droit à une tenue correcte (ni gants, ni écharpe, ni même anorak !)

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Amaigri, le poil terne, mais abondant (normal, il a bien du se faire du poil d’hiver, ça caille en haut de la montagne), il était temps qu’il vienne se refaire une santé à la mer. S’est-il évadé ? A t-il profité d’une autorisation de sortie ? Il faudra attendre le retour de Sandrine pour savoir les dessous de cette histoire.
Sur le port, la vie reprend très lentement sous les palmiers. Tout doit être prêt à temps. Plus que quelques jours car la rentrée, c’est SAMEDI  22 MARS !!!! ☺

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Tout est à nettoyer, du sol au plafond, puis à réinstaller. Le propriétaire des lieux a des envies de changement, d’amélioration, d’essais (et d’un énorme kebab-frites, ras-le-bol des légumes à l’eau !). Il y aura donc du changement au club. Mais rassurez-vous, comme le disaient des gens peu scrupuleux qui nous supplient aux urnes périodiquement, du changement dans la continuité : je vous promets qu’il n’y aura toujours pas de bouée canard en vente… Préservons les fondamentaux !

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En matière de changements, un mystérieux gros carton a été discrètement livré très tôt samedi matin…

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Plongeuses, plongeurs, c’est bientôt la rentrée. Préparez fiévreusement, mais soigneusement, votre sac !
par Homo palmus publié dans : vie du club
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Dimanche 9 mars 2008
Monstre marin gigantesque attaquant bateaux, marins voire sous-marins pour les emporter dans les eaux noires et profondes, créature repoussante avec tous ses longs bras serpentiformes visqueux garnis de ventouses, la pieuvre a mauvaise presse dans l’imagerie populaire. Rencontre familière pour le plongeur, le poulpe commun Octopus vulgaris est un animal remarquable.
C’est un mollusque céphalopode, ce qu’on pourrait traduire par animal au corps mou avec des pieds à la tête. Comme l’indique le préfixe du nom de genre, l’Octopus a 8 tentacules qui sont garnis de 2 rangées de ventouses. L’absence de squelette et sa très grande agilité lui permettent de se mettre dans des positions et situations à faire pâlir d’envie un contorsionniste.

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Ses yeux sont très développés. Ils ont une relative homologie structurale avec les nôtres, ce qui donne au poulpe une très bonne vision (mais à courte distance). Quelle que soit sa position, on voit toujours que l’on est bien observé.

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Le plus souvent dans une cavité, il construit un petit parement avec les cailloux et débris qu’il trouve à proximité immédiate. Pour le plongeur, un petit amoncellement qui ne paraît pas naturel autour d’un trou sous un rocher peut être un signe à chercher pour débusquer l’animal.

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Il sera habituellement plus actif, donc à l’extérieur de sa cache, la nuit pour chasser des crustacés ou des petits poissons.

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Son aptitude au mimétisme est remarquable. Il peut changer de teinte générale pour se fondre dans son environnement et même accentuer le relief des excroissances de son enveloppe pour améliorer le camouflage.

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Mais lorsque la technique ne suffit pas, il montre qu’il se sent menacé : un virement au blanc traduit la réaction de mécontentement ou de crainte. Soyez attentifs, si vous ne voulez pas ennuyer l’animal ou l’effrayer et pouvoir l’observer tranquillement, observez son comportement bien sûr, mais aussi sa couleur. Sinon, il fuira, éventuellement en projetant de l’encre. Ci-dessous, un poulpe croisé en passant juste derrière une palanquée au cap Gros : il vient de fuir et s’est posé momentanément sur la roche mais n’a pas encore modifié sa teinte.

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La locomotion est plutôt assurée par les bras mais en cas de fuite justement, il peut nager en se propulsant par réaction en expulsant de l’eau par le siphon. Au repos, on voit le mouvement d’ouverture et de fermeture de ce siphon permettant la circulation d’eau dans la poche où se trouvent les branchies. (ouvert, fermé)

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C’est un animal à la fois curieux et craintif qui peut délicatement avancer un tentacule pour tâter un objet qui l’intrigue, comme les doigts du plongeur qui gratouille devant le trou, où loge le poulpe, dans l’espoir de l’en faire sortir (et qui pense « petit petit, viens voir par ici » mais qui ne peut pas le dire : merci le détendeur !). Il m’est arrivé une fois à la Moulade de voir un fin tentacule venir inspecter mon caisson étanche alors que je m’essayais à la macro sur la tête d’un petit poulpe. Le bras s’est promené sur le caisson en polymère pour finalement rentrer tranquillement dans la cavité. Dernières petits détails : c’est un prédateur très musclé qui a en bouche un efficace bec corné proche de celui d’un perroquet et qui possède une glande à venin plus ou moins toxique selon les espèces….
par Homo palmus publié dans : billet faunistique
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Vendredi 29 février 2008
Depuis le temps que François me parlait de ses plongées hivernales là-bas, il fallait bien que je me rende compte par moi-même. J’avais déjà fait une douzaine de plongées à L’Estartit il y a quelques années, côté côte et autour des rochers des Iles Medes, réserve naturelle.
1h30 de route et une sorte de « cacolac » réchauffé plus tard, nous sommes au club OceanSub, bien accueillis par Gemma et Josep. Vérification des papiers, signature d’une charte du plongeur responsable, équipement et nous voilà prêts, ou presque : une dernière vérification technique du matériel photo…


La proximité des îles juste en face du port est appréciable. Le court temps de trajet permet malgré tout de profiter du paysage aérien avant celui sous-marin.

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Peu de plongeurs aux îles ce dimanche. Le site choisi est Dofi Sud, là où se trouve une statue de dauphin à l’entrée d’une cavité. Nous sommes 4 clients mais finalement seulement 2 à suivre Josep : la promenade sous-marine est guidée. Oublions cette sorte de fierté et l’orgueil qu’on estime parfois avoir chèrement gagnés avec nos diplômes d’autonomes et avouons que dans certaines circonstances, c’est bien agréable de se laisser guider et de se concentrer sur la photo et le plaisir des yeux. De plus, dans ce cas, il est question de passer la plus grande partie de l’immersion dans divers tunnels et grottes…
Plouf ! Gemma, qui s’inquiète peut-être que je sois le seul en combi humide, m’a dit de me mettre à l’eau en dernier. L’eau est à 13-14°C, quand même ! Descente sur un fond d’une douzaine de mètres et effectivement, devant l’entrée d’une cavité, une petite statue de dauphin en partie recouverte d’algues ne semble pas intéresser les sars qui tournent autour.

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Les îles sont un véritable gruyère. Entrer dans les grottes immergées, c’est pénétrer un monde un peu différent de celui des plongées habituelles. A mi-chemin de la plongée spéléo, c’est malgré tout une plongée sous plafond : éclairage, attention au palmage, stabilisation… L’ambiance est particulière : les orifices dans les parois font des puits de lumière bleutée dans la pénombre.

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L’environnement change avec la hauteur. Sur le sol, des roches arrondies évoquent des éboulis anciens aux blocs érodés. Ils sont recouverts d’une fine couche de vase. Un congre timide se cache alors qu’une mostelle pour une fois reste en pleine eau.

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Les anthias sont ici dans des conditions de lumière et d’abri comparables à celles des épaves plus profondes du cap Béar où nous les voyons habituellement.

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François me fait signe avec sa lampe : en dessous de moi se promène une crevette bouquet.

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Dans les parois latérales, les trous et les failles sont aussi habités. Des mérous et un homard trop timides échapperont à nos appareils photos. Peut-être sommes nous trop inquiétants, mais comment pourrions nous faire pour les approcher sans lumière dans cette obscurité ? Plus haut, dans 2 anfractuosités, 2 grandes cigales, elles, prennent la pose sans crainte.

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La voûte est colonisée par la faune fixée que l’on observe dans les massifs de coralligène. Eponges et anémones partagent l’espace avec du corail rouge, abondant.

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Dans un recoin moins colonisé, à notre approche, une dromie remue à peine ses pinces aux bouts lisses et roses.

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Après une halte dans une cloche d’air exigue pour 3 plongeurs, nous repartons vers la sortie et cette ambiance bleutée.

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A chaque issue, sous les derniers surplombs, les poissons se réunissent, se croisent et se mélangent : gros loups, sars, sars tambours, corbs et mérous.

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Il est temps de gagner une roche peu profonde pour un palier. Bien sûr, François et moi, nous passons les quelques minutes à la recherche de la petite bête. Le temps d’immortaliser une planaire et François m’appelle : il est encore tombé sur un minuscule nudibranche au fond d’un petit creux dans la roche ! Serait-ce un Tripania maculata ?

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65 minutes au total, je commence à sentir le froid. Sur le bateau, Gemma me tend un ciré pour le retour. Mais la traversée est courte et peu de temps plus tard, j’ôte ma combi sous une douche chaude…
Merci à Gemma et Josep pour leur accueil, la qualité de leur service et leur attention. Et un grand merci à François pour cette très belle plongée. Il faudra qu’on y retourne !
par Homo palmus publié dans : Espagne
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Mardi 26 février 2008
Ca faisait trop longtemps. Quand on pense détendeur en voyant Dark Vador, quand on pense mélange à chaque ouverture et fermeture de la B50 de N2/H2/CO2 au labo, quand on emporte son caisson étanche à la piscine, quand l’esprit s’égare en fixant le Carcharhinus albimarginatus en fond d’écran, c’est qu’il est grand temps de faire quelque chose. Quelques coups de fil et quelques heures plus tard, nous voici, Romain et moi, seuls sur la plage du sentier sous-marin de la réserve de Cerbère-Banyuls. Enfin, nous revoici sur la plage, après un petit contretemps technique…

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Il fait frais mais très beau. La mer est très calme. Nous nous équipons et entrons dans l’eau très progressivement : elle est à 12°C. Suivant la pente douce, nous dépassons plusieurs petites taches de posidonies au milieu desquelles sont plantées quelques nacres épineuses.

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La visi n’est pas exceptionnelle, 4 à 5m peut-être. L’eau est chargée en particules. Plus loin, les galets et les posidonies laissent la place à des langues de sable. Romain n’a pas plongé depuis très longtemps également : il ne sait plus palmer, il marche !

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En bordure des langues de sable, des crêtes rocheuses prolongent sous la surface la pointe de la crique.

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Je suis étonné de ne pas retrouver la faune de l’hiver dernier au même endroit. Où sont passés les énormes chapons et les poulpes ? La courte visi transforme les sars et les labres en silhouettes sombres. Je me concentre sur la faune fixée. Clavelines et spirographes ne sont pas partis…

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Les étoiles de mer glacières non plus. Avez-vous déjà observé de très près à quoi ressemble un de leurs bras ?

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Je cherche des nudibranches, mais n’en trouve pas, sauf des élysies vertes en grand nombre.

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Après une heure d’immersion, nous regagnons la plage, les doigts et les orteils engourdis.

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Ca faisait trop longtemps. Ca fait beaucoup de bien. Je remettrai ça le lendemain mais pour le moment, c’est Romain qui paie l’apéro…
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
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Jeudi 14 février 2008
Bonjour a tous,
Juste un petit mot pour vous informer de la mise en ligne d'un album photo sur la faune sous-marine de Saba. Vous retrouverez les images de l'article plus une douzaine d'autres photos.
Bonne visite.
par Homo palmus publié dans : Antilles
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