Promenons-nous sur l’épave
Pendant que le plongeur n’y est pas
Si le plongeur y était,
Il nous chasserait…
D’habitude, les clubs se rendent sur les épaves en début de matinée. Rares sont ceux qui y retournent en milieu ou fin d’après-midi. Pourtant, à ces heures tranquilles hors de l’affluence estivale des palmipèdes en scaphandre, les épaves sont visitées par d’autres créatures.
C’est le moment où les loups et les dentis à l’affût survolent les structures. C’est aussi le moment où les sars tambours se promènent sur l’épave.
En binômes, par trois, ou plus, ils tournent autour des coursives en compagnie de quelques autres poissons pélagiques mais néanmoins toujours proches du substrat.
Moyennement rassurés, ils gardent une distance de sécurité que je trouve un peu plus grande que celle des sars communs.
Dans l’ambiance fantomatique, la sensation de relative solitude sur l’épave est agréable. La présence des sars tambours tout au long de la visite du château contribue à rendre cette explo différente des plongées matinales habituelles.
Les ambiances sur les épaves sont imprévisibles et elles peuvent varier en quelques instants. Les conditions sont très changeantes selon des raisons environnementales que personne ne maîtrise. A ces contraintes de courants et de vents s’ajoutent les heures du jour (et sûrement aussi de la nuit) au cours desquelles la faune vit sa vie, en même temps que les plongeurs pour une part, en dehors des heures d’affluence pour une autre part.
Descendre sur les épaves en fin d’après-midi, c’est profiter d’une lumière différente de celle du matin et avoir la possibilité de croiser des visiteurs (ne faisant pas de bulles) en plus grand nombre que d’habitude.

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