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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 19:04

Depuis longtemps nous entendions des histoires d’avions tombés ici ou là, entre Argelès et Saint Cyprien, sans jamais savoir précisément où. Nous avons collecté quelques informations et même quelques points très approximatifs concernant un avion. Certains semblaient bien connaître le site puisque des images circulaient depuis quelques années. Mais impossible d’en savoir plus, car nous aurions pu, peut-être, ouvrir au grand public un trésor gardé caché ! Donc, nous avons cherché, questionné, fouillé et finalement, trouvé. Trouvé, oui, mais quoi exactement ?

Largage de la gueuse, descente, quelques coups de palmes et :

 

Presque plus rien, et pourtant…

Enfin ! Enfin ? Enfin…

Nous sommes à la recherche d’un avion disparu 70 ans plus tôt. Les rares images que nous avions vues, ne remontant pourtant qu’à quelques années, montraient une forme d’avion, un fuselage, une queue, des ailes… Sommes-nous bien sur le même vestige ? J’ai du mal à le croire.

Les maigres restes se composent de ce qui serait une aile et d’une masse métallique difficile à identifier mais qui a été déplacée.

Un congre loge à l’intérieur de l’aile. Le bord de l’aile est délimité par un alignement de spirographes qui ont trouvé un support solide sur ce fond de vase.

Presque plus rien, et pourtant…

De la masse métallique, peu de choses à dire à première vue, si ce n’est que c’est un tout petit récif artificiel grouillant de vie

Presque plus rien, et pourtant…
Presque plus rien, et pourtant…

Les spirographes, comme les éléments solides, servent de supports à de nombreuses pontes de calmars et de seiches.

Presque plus rien, et pourtant…
Presque plus rien, et pourtant…

De petits crustacés se cachent au milieu des débris.

Presque plus rien, et pourtant…
Presque plus rien, et pourtant…

Un poulpe est caché derrière sa muraille de coquillages. Il est timide et peu intéressé par la tentative de gratouille…

Presque plus rien, et pourtant…

Les petits bancs de petits poissons et les mouvements des nombreuses blennies curieuses donnent une impression d’animation qui tranche avec les environs faussement déserts visuellement et ponctués de beaux cérianthes.

Presque plus rien, et pourtant…

Mais nous ne sommes pas là uniquement pour faire un inventaire de biodiversité. Il nous faut des données qui nous aideront dans notre enquête, par exemple des dimensions.

Presque plus rien, et pourtant…
Presque plus rien, et pourtant…

Pour terminer, voici une question : que représente la scène suivante ?

a- le bateau est attaqué par des pirates

b- c’est la danse de la pluie parce qu’il fait trop beau

c- c’est-pas-moi-m’sieur-j’ai-rien-fait-m’sieur

d- un début de prière de remerciement à Poséidon (mais où sont les offrandes ?)

Presque plus rien, et pourtant…

Après quelques plongées infructueuses, nous avons trouvé de maigres vestiges. Pouvons-nous dès à présent affirmer leur origine ? Ce n’est pas certain…

 

Ce qui devient une épave est voué à disparaître à plus ou moins long terme. La désagrégation n’est pas linéaire en fonction du temps. Les parties les plus fragiles sont détruites rapidement, puis la structure fondamentale résiste jusqu’au moment où elle commence à céder. A ce stade, une accélération du processus de disparition peut s’enclencher. Rien n’est fait pour enrayer le mécanisme. Tout ce qu’on peut encore espérer, c’est sauver la mémoire de l’événement. Encore faut-il qu’il y ait suffisamment d’informations pour écrire un récit souvent tragique, mais qui appartient à l’histoire locale. C’est là que les choses se compliquent : refus de communiquer, égoïsme primaire, pseudo-privilège de chasse gardée, incompréhension de la problématique… Il est difficile d’obtenir des informations. Et lorsque les vestiges sont désormais près de la dissolution finale, l’enquête se complique encore… En voici un bel exemple.

 

Quoi qu’il en soit, ces restes ne sont plus totalement perdus pour tout le monde à l’exception de ceux qui voulaient se les garder. Nous avons encore beaucoup de travail pour leur redonner vie à travers une histoire. Bien entendu, c’est avec le plus grand plaisir que nous recevrons des informations sur ce site de la part de ceux qui auraient envie de partager, avant que tout soit définitivement perdu.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 06:15

C’est en juin 1943 que le SG11 ex-Alice Robert prend véritablement du service pour la Kriegsmarine.

Un an plus tard, le 1er juin 1944, ordre lui est donné de partir à la chasse au sous-marin Allié. Le lendemain, le chasseur devenu proie est torpillé par le HMS Ultor à peine une heure après avoir quitté son quai à Port-Vendres.

 

06 alice robert Bananier 070614 canon cassure

Les anthias qui vivent autour du canon de 105 mm près de la cassure sont inquiétés par des faiseurs de bulles et de lumière. Juin 2014

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 07:01

Tempêtes, ruissellement, efflorescences, la visi dans les 10 premiers mètres est assez réduite depuis des semaines. Bien plus bas, l’eau est nettement moins chargée mais la lumière en partie bloquée arrive tamisée, d’autant plus que ce matin-là le ciel est couvert. C’est avec plaisir et curiosité que nous retrouvons l’Alice Robert. Entre chaque visite, après chaque événement (naturel ou non), l’inquiétude se porte sur le mât, emblème fragile. Mais j’ai déjà mis quelques images rassurantes ces jours derniers.

Visite de printemps : l’Alice Robert

La gueuse est posée sur le gaillard d’avant, à côté de la culasse du gros canon de 105 mm. Nous allons remonter l’épave de la proue vers la cassure en longeant le flanc tribord.

Visite de printemps : l’Alice Robert

Support de mitrailleuse puis tourelle portant le canon de 37 mm : jusque-là, rien de significatif de changé.

Visite de printemps : l’Alice Robert
Visite de printemps : l’Alice Robert

A la suite des travaux de déminages, je m’attendais à ne plus voir les caisses de munitions sur le pont devant le château. Celles-ci sont toujours à leur place et n’ont donc pas dû inquiéter les spécialistes.

Visite de printemps : l’Alice Robert

Sur le château, l’écroulement s’est accentué. Les citernes entourant la cheminée sont de plus en plus inclinées, de même que celle surplombant l’atelier. La hauteur de la base de la cheminée sert de référence : elle est plus importante qu’avant l’hiver, signalant l’affaissement de la structure environnante.

Visite de printemps : l’Alice Robert
Visite de printemps : l’Alice Robert
Visite de printemps : l’Alice Robert
Visite de printemps : l’Alice Robert
Visite de printemps : l’Alice Robert

Enfin, le canon de 105 mm à la cassure ne semble pas avoir changé. Les anthias apprécient toujours ce tube pointé vers la surface, tout comme le mât.

Visite de printemps : l’Alice Robert

La couche épaisse en dessous de nous n’a pas incité à descendre dans la cale pour voir si les grenades étaient encore entassées. On ira voir une autre fois.

Cette visite est globalement rassurante. L’épave poursuit sa lente dégradation et elle ne semble pas avoir subi de graves événements ces derniers temps. Les prochaines visites permettront d’affiner le jugement.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 19:31

Après les tempêtes hivernales, après les activités mystérieuses de la Grande Muette, après les jours et les nuits d’angoisse dans l’attente de pouvoir constater d’éventuels dégâts survenus depuis la dernière visite, nous avons pu, enfin, faire un tour rapide de l’Alice Robert dans d’assez bonnes conditions. Mais avant de dresser un bilan général, voici quelques vues du mât, emblème de l’épave, qui est encore là, dressé vers la surface et comme toujours entouré d’anthias.

Il est encore là !
Il est encore là !
Il est encore là !

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 06:10

C’est en mai 1943 que l’Alice Robert transformé reçoit le numéro de coque SG11.

 

Un an plus tard, à la suite du torpillage de l’Astrée, il est inefficace dans la chasse au sous-marin responsable du naufrage.

 

05 Alice Robert Bananier 080513 double 37 mm IMG 6031

Le double canon de 37 mm sur sa tourelle pointe vers la surface. Mai 2013

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 06:12

En avril 1936, l’Alice Robert fait escale à Dakar. Ce port n’est visité qu’occasionnellement selon les marchandises et les passagers convoyés. Le navire bananier ne transporte pas que des bananes, même si elles représentent la plus grande part du frêt. C’est aussi un cargo qui accueille jusqu’à 13 passagers (nombre maximum relevé en avril 1938)

 

04 Alice Robert Bananier 130413 double canon IMG 5515En cette période printanière, le développement du plancton peut changer la Grande Bleue en Grande Verte. Avril 2013.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 06:15

En un mois, l’Alice Robert a le temps de faire une rotation Bordeaux-Nantes-Conakry (Guinée Equatoriale)-Nantes-Bordeaux. C’est le circuit habituel d’une vingtaine de jours auxquels il faut ajouter les journées de chargement-déchargement. Ces étapes doivent être effectuées le plus rapidement possible afin d’augmenter la rentabilité de l’entreprise.

 

03 Alice Robert Bananier 032014 embase arriere IMG 0549Support de mitrailleuse de 20 mm colonisé par les anémones bijoux. Mars 2014.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 16:03

Désolé par avance pour ce post hors sujet. Mais cela me semble nécessaire de diffuser car cela concerne aussi ceux qui consultent ce blog.

"Bonjour,

La mise à jour de votre blog www.after-dive.net a été effectuée avec succès"

Merci overblog pour cette mise à jour sans me demander mon avis, moi qui ne suis qu'un client depuis 2007 qui jusqu'ici a payé chaque année pour diffuser sans escagasser le lecteur (et moi-même) avec de la publicité et pour pouvoir mettre un maximum d'illustrations.

Merci, donc, pour cette mise à jour effectuée par surprise avant-hier et qui a d'heureuses conséquences :

- un affichage modifié qui n'est plus paramétrable à façon comme avant

- les quelques 2000 photos ont disparu

- les vidéos aussi

- en fait, toute la partie "documents" a disparu. On peut les retrouver, un par un, en passant en revue les 600 articles où ils ont été utilisés...

- des 28 albums, 6 seulement semblent affichables et pour le moment sans parvenir à choisir lesquels

- l'affichage n'est prévu que pour des images en portrait, pas en paysage : illustration du génie créatif !

- l'affichage des images en portrait dans les albums est donc tronqué et par une mystérieuse envie irrépressible d'adéquation image-forme imposée, elles sont floues.

- la création d'articles est facilitée : au lieu de l'unique fenêtre où tout pouvait être inséré et agencé à loisir, il faut tronçonner objet par objet. Pratique quand on écrit quelques lignes entre photos : pour 10 images, on doit donc ouvrir une vingtaine de fenêtres. Vachement plus pratique.

- très pratique lors de la rédaction, la possibilité de changer de police et de taille. C'est désormais dans les paramètres. L'éditeur de texte ne propose plus que gras-italique-souligné. Pour changer de police, il faut reparamétrer le texte dans la rubrique paramétrage de la gestion du blog et ça s'applique donc à tout le texte. C'était trop simple avant de pouvoir changer la couleur, de surligner, de modifier une partie de texte pour la mettre en évidence, de lui changer la taille de police... Non, vraiment, c'était beaucoup trop simple.

Deux jours seulement et je n'ai certainement pas encore trouvé toutes ces magistrales modifications. Je me demande si overblog n'a pas recruté chez microsoft pour avoir transformé à ce point un système qui buguait de temps en temps, certes, en une usine à gaz où le rédacteur est à présent contraint dans tous les sens.

Deux jours seulement et je n'ai sans doute pas assez perdu de cheveux (quand j'aurai arraché les quelques uns qui restent ça ne sera pas pire) pour comprendre la mécanique très profonde du nouveau système.

overblog m'offre donc avec cette mise à jour un superbe exemple d'évolution négative, de progression vers le bas de la qualité de service qu'accessoirement, je paie.

Bref, dans l'attente d'effectuer une migration vers une autre plateforme qui me conviendra mieux (encore faut-il la trouver), je vais essayer de poursuivre les publications.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:22

Attentats, guerres, crise, chômage, harcèlement, exploitation, profit, actionnaires… L’actualité n’est pas tendre et lorsqu’elle parle du futile, de l’abêtissant pour masses populaires dont il ne faut pas réveiller les rares neurones, elle manque d’imagination : « people », « blablas people », « mode » et même, comble de l’horreur, chats gnangnans.

Le monde n’est pas tendre et pourtant il faudrait qu’il le soit. Il faudrait supprimer les notes, traumatisantes pour les enfants qui ne sont pas capables de réussir correctement ce qui leur est demandé. Bien sûr, ces mêmes enfants ne sont ni ne seront jamais jugés (classés, catégorisés, évalués, sanctionnés) au cours de leur vie…

Il faudrait que les chats gnagnans soient de gentils amis totalement impliqués dans une relation symbiotique avec leurs maîtres. Bien sûr, le chat n’est jamais le maître dans une relation avec un humain duquel il obtient tout ce qu’il veut, sauf la figuration récurrente et émétique sur les réseaux sociaux…

Il faudrait que les sauvages violents soient sociaux et prévenants. Bien sûr, c’est parce qu’ils n’ont rien, les pauvres. Ils manquent de tout alors ils cassent, volent, agressent. Ce sont des cris d’alarme et de douleur, expressions d’un manque de repères dans la société si dure avec eux. Peut-être même qu’ils ont été traumatisés par les notes à l’école, s’ils y sont jamais restés assez longtemps pour en avoir… Peut-être faudrait-il leur offrir des chats gnangnans pour qu’ils deviennent des gentils ?

Le monde n’est pas tendre, mais on voudrait qu’il soit tout rose avec des gens gentils et des papillons colorés. Et avec plein de sous. Disons que certains voudraient. Ou plutôt, certains veulent que d’autres souhaitent. C’est la base du commerce. Avec des gens gentils et des papillons colorés ? Il y a sûrement des gens qui n’aiment ni les gens gentils (j’en suis convaincu), ni les papillons (les lépidoptèrophobes). Rose ? Non, impossible, c’est sexiste. Bleu aussi. Arc-en-ciel aussi. Il faut donc un monde sans couleur, comme ça on ne vexe personne.

Que faire ? Vivre dans ce monde sauvage peuplé de créatures sauvages ? Rêver d’un monde qui n’existe pas mais qui se vend très bien dans les médias et la pub qui va avec ? Rêver ne change pas la réalité, sauf celle de ceux qui vendent le rêve, évidemment. A ce stade, on a le choix entre la corde, le pistolet, le chandelier, la clé anglaise, le couteau et toutes les pièces de la maison.

Plongeons voir comment ça se passe sous la surface. Les poissons naissent, se font bouffer, grandissent, se font bouffer (pas les mêmes), meurent et se font bouffer (ceux qui ont assez survécu pour mourir). Ils ont peut-être eu le temps de se reproduire et certains en sont même morts (et donc ils se font bouffer). Quant à leur progéniture, elle finira par se faire bouffer ou mourra juste avant de l’être. Qu’en pensent les poissons ? Allez savoir ! Avez-vous souvent vu un poisson aller consulter un psy ? Non, bien sûr, pas folle la bête. Ca n’empêche pas l’existence du stress chez eux aussi : voir le bocal à moitié plein ou à moitié vide, avoir tout le temps des prédateurs dans son voisinage, par exemple. C’est un peu comme chez nous, mais en plus simple.

Et pourtant, malgré tous nos ennuis, malgré tous les ennuis des poissons, qu’est-ce qu’on est bien quand on se retrouve avec eux… A la différence des leurs, les nôtres ne sont pas water proof. Alors, faute de pouvoir y être corps et âme, il reste la possibilité d’en prendre une petite dose virtuelle régulière. C’est pas la panacée, mais c’est déjà ça, en attendant l’été…

 


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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 06:50

Cette année, pour changer un peu des précédentes, les images des mérous sont animées.

Ce mois-ci, à nouveau 3 mérous qui se croisent le long d’une roche de la réserve de Cerbère-Banyuls.

 

Mais comme overblog est de pire en pire à utiliser, voici les liens vers dailymotion  :




Merci overblog pour tous les changements survenus depuis un an. Tout est pire.
Aux lecteurs de ceci, j'attends vos propositions avisées de solutions alternatives !

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