Mardi 13 mai 2008
Comme chaque année au printemps, à l’inverse de la migration des cigognes, Gérard emmène ses jeunes élèves plongeurs plus au sud. C’est ainsi que 11 lycéens de Castres sont venus goûter aux joies de la baignade en scaphandre dans les eaux claires et chaudes de la côte catalane. Certaines trouveront peut-être à redire quant à la température, mais ce sont des frileuses qui claquent des dents après seulement à peine plus d’une demi-heure dans une eau à 14°C. Pfff ! :p
Ils ont travaillé dur :p pendant le week-end du 1er mai pour passer le niveau 1, progresser ou valider le niveau 2.


Pressés de montrer le niveau de leur entraînement physique hebdomadaire, dès le retour de la première plongée les stagiaires N1 ont insisté pour parcourir les 400 derniers mètres à la nage. Les stagiaires N2 (avec un stagiaire N1 en plus qui a fait exprès de traîner pour les accompagner), exigeant plus, ont eu droit à 500 m pour gagner la plage.
Quelques immersions plus tard, les 7 qui venaient pour découvrir la plongée en mer sont repartis avec le N1. Des 4 stagiaires N2, 3 ont progressé dans leur formation et un seul est rentré avec le N2. Mais il avait de l’avance ! Une image d’archive retrouvée par le plus grand des hasards, dans le grenier poisseux du club, au fond d’une vieille malle qui sent le vieux poulpe séché, le prouve :


Il s’entraînait déjà aux techniques de sauvetage à l’époque !
Comme souvent au club, le stage s’est terminé par un pot avec toute l’équipe (ça me rappelle des histoires de gaulois au bord d’une autre mer).


Si la sécurité est permanente durant la pratique de l’activité sportive, elle se relâche parfois ensuite. C’est ainsi qu’une jeune plongeuse a dû être secourue par un collègue, une coriace cacahuète coincée la mettant au supplice. Aussi, à force de claquer des dents… ! ;-) Cette année encore, ce plongeur aura montré son haut niveau de technicité en sauvetage… :p :D (on va l’archiver celle-là aussi :p)


On vous attend l’an prochain, mêmes dates, même lieu, pour l’ouverture de la chasse au trésor 2009 ? D’ici-là, n’hésitez pas à venir faire des explos dans les eaux claires et chaudes de la côte catalane…



par Homo palmus publié dans : vie du club
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Mardi 6 mai 2008
Ca y est, la chasse au trésor 2008 est ouverte depuis le 1er mai ! Alternance annuelle habituelle, cette année les indices à collectionner sont à nouveau marrons et ceux permettant de gagner directement des cadeaux sont blancs.


Comme les années précédentes, tous les renseignements sont disponibles sur le site www.letresor.net
Lors de ce long week-end du 1er mai, de jeunes plongeurs venus en stage de formation au club ont déjà pu faire une belle moisson d’indices.


Je parlerai d’eux plus en détail très bientôt… ;-) Plongeuses et plongeurs respectueux de votre environnement, vous avez pour une fois le droit de remonter quelque chose du fond alors ne vous en privez pas !
par Homo palmus publié dans : vie du club
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Mercredi 23 avril 2008
Au cours des 7 épisodes précédents, les différentes espèces présentées étaient presque toutes relativement facilement identifiables grâce à leurs couleurs, leurs formes, leurs papilles… Cette fois, les nudibranches seront tous bleus avec du blanc et du jaune. Il faut parfois au plongeur curieux un sens aiguisé de l’observation. Et même lorsque l’on sait ce qu’il faut regarder pour identifier, ça n’est pas toujours si simple…

Donc, je me lance, soyez indulgents… :S

Commençons par un local : Hypselodoris fontandraui. Pourquoi ce nom ? Le nom d’espèce aurait été formé sur le nom Font-Andrau, à côté de Banyuls. L’utilisation de la localisation géographique d’origine, bien que théoriquement à éviter, est fréquente. Cet animal a été observé de l’ouest de la Méditerranée jusqu’aux Açores. Pour donner une idée des difficultés de dénomination, il a été appelé Glossodoris fontandraui et on le trouve nommé Hypselodoris messinensis dans un livre que je trouve d’habitude assez bien fait. Peu importe le nom, l’animal ne change pas.


Il a les rhinophores bleus, les branchies bleues avec des liserés jaunes, une ligne dorsale qui se termine à l’avant des rhinophores en forme de T et surtout des taches bleu ciel de part et d’autre de la ligne dorsale médiane ainsi que des lignes discontinues sur les flancs. Les motifs peuvent varier significativement entre les individus.


Carnivore, il se nourrit d’éponges Dysidea avara. La ponte est un fin ruban d’œufs jaune-orange.

Il ne faut pas confondre Hypselodoris fontandraui et Hypselodoris tricolor, c’est-à-dire qu’il ne faut pas faire comme pas mal de monde… D’ailleurs, même les collègues taxonomistes ne sont pas d’accord sur le nom tricolor et une partie d’entre eux veut imposer le nom midatlantica. J’ai toujours gardé à l’esprit les quelques cases de la BD Garulfo dans lesquelles on voit la grenouille (encore une histoire de prince et de grenouille) disant (oui, elle parle, mais c’est normal, c’est une histoire de prince et de grenouille) « la peste soit de ces savants naturalistes qui vous nomment une espèce sans lui demander son avis ». Bref, cela illustre tout à fait ces querelles de spécialistes qui ont une fâcheuse tendance à oublier le principal : la  bête. Donc, Hypselodoris tricolor :


Présent dans l’ouest de la Méditerranée et jusqu’aux portes de l’Atlantique, comme son parent H. fontandraui avec qui il partage le même déjeuner. H. tricolor est également bleu. Sa ligne médiane dorsale est épaisse et accompagnée de points blanc-jaune. Les rhinophores sont bleus et les branchies, bleues également, ont un liseré jaune. Différence importante : une seule ligne continue blanc-jaune sur les flancs.



Plus simple dans la décoration, Hypselodoris orsinii :


Vous le trouverez aussi nommé H. tricolor dans le livre que j’ai évoqué plus haut et H. coelestis dans un autre livre que j’aime bien consulter. Mais alors ? H. orsinii est le nom actuel à utiliser. Gageons que dans un futur indéterminé il changera encore… La peste soit de ces savants naturalistes… :p
C’est le plus petit des 3, enfin, à l’age adulte, avec tout juste 2 cm. Habitant l’ouest de la Méditerranée, il se nourrit de l’éponge Cacospongia. Ses branchies et rhinophores sont uniformément bleus. Une fine ligne médiane blanche et un bord de manteau jaune sans autres traces permettent de le différencier des individus adultes des deux espèces précédentes. Car, oui, je ne l’ai pas dit, mais les jeunes peuvent faire des variations sur le thème de la décoration…



Ces 3 espèces bleues à lignes blanches et jaunes ne sont pas les seules à fréquenter nos eaux, mais je n’ai pas actuellement d’images des autres espèces pour semer ici un peu plus la confusion dans l’esprit du plongeur-lecteur qui se trouvera plus tard face à des nudibranches forcément moins faciles à identifier in situ. Pour tenter de lever le voile de la confusion, une seule solution : prenez des photos ! Faites de belles macros ! Et partagez ensuite avec vos amis palmipèdes. Non, pas les canards, les plongeurs… Ah la la… La taxonomie…

par Homo palmus publié dans : billet faunistique
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Jeudi 17 avril 2008
J'ai ajouté une trentaine d'images dans l'album "faune sous marine en Roussillon" et une dizaine d'images dans l'album "nudibranches". Elles proviennent pour la plupart des articles mais leur regroupement permet de feuilleter quelques pages de l'énorme album de la diversité locale et, j'espère, de prendre simplement un peu de plaisir visuel virtuel en attendant de retrouver le plaisir visuel in situ.
Si certains ont envie de partager leurs images sous-marines sur ce blog, qu'ils n'hésitent pas à me les envoyer (Homo_palmus@after-dive.net) et j'ouvrirai un album de contributions.
par Homo palmus
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Mardi 8 avril 2008
On se colore le bout des papilles, on se fait des lignes tout le long du corps, on se laisse pousser des papilles globuleuses… Et parfois, on se pare d’une robe mauve à pois jaunes. C’est à cela que l’on reconnaît le doris tacheté mauve Chromodoris luteorosea.


C’est le genre d’animal méditerranéen qui ferait pâlir d’envie des proches parents tropicaux moins colorés.
Le doris tacheté mauve se nourrit d’éponges, mais je n’ai pas trouvé de quelles espèces pour, encore une fois, aider le plongeur à chercher l’animal en trouvant d’abord son déjeuner.

Mauve et jaune, ça peut aussi se combiner plus classiquement en rayures, comme pour le doris de Krohn Chromodoris krohni, que l’on identifie à ses 3 lignes jaunes le long du dos.


Ce nudibranche se nourrit également d’éponges, du genre Ircinia.

Les nudibranches et leurs proches parents mollusques sont souvent d’une inventivité esthétique fabuleuse. Certains cependant font preuve du plus parfait dénuement. François, toujours à l’affût, l’œil perçant, est passé maître dans l’art de les débusquer, même les plus rares d’entre eux, les plus difficiles à surprendre. Il m’a envoyé mardi dernier une photo de sa dernière immersion (à la moulade, dans à peine 5m). Vous reconnaîtrez un Helix guillonensis adulte.


C’est un proche parent marin d’Helix pomatia, l’escargot de bourgogne que la gourmandise des Français a si bien décimé qu’il a fallu le protéger. Aujourd’hui, on l’importe pour assouvir l’envie gastronomique des compatriotes… Espérons que le cousin marin Helix guillonensis restera longtemps encore à l’abri de l’appétit des catalans, au moins.
par Homo palmus publié dans : billet faunistique
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