Jeudi 25 juin 2009
Les doridiens méditerranéens bleus avec des motifs jaunes et/ou blancs sont nombreux. Il est souvent difficile de les différencier avec certitude lors de l’observation en plongée et les photos sont donc utiles pour l’identification a posteriori (voir nudibranches 8). Cependant, en voici un qui est un peu plus facile à reconnaître que les autres.
Le doris de Villefranche Hypselodoris villafranca, s’il a donc des mêmes couleurs classiques que ses proches parents au patron bleu-jaune-blanc, a une décoration bien différente.


Le manteau bleu d’intensité variable est bordé d’une ligne jaune. Sur le dessus, des taches d’un blanc-bleu lumineux sont réparties le long de cette ligne, ainsi que sur le pied
Les rhinophores, lamellés, et le panache branchial sont bleus avec un liseré blanc. Le caractère le plus visible permettant l’identification est le réseau de fines lignes jaunes sur le dessus du manteau.


Mesurant un peu plus de 3 cm, ce nudibranche habite l’Atlantique et la Méditerranée, de quelques mètres à 40 m de fond. D’ailleurs, voici un autre individu observé sur les structures du Saint Lucien.


La couleur est beaucoup plus foncée mais le réseau de fines lignes, les taches bleutées, la ligne jaune entourant le manteau et le liseré sur les rhinophores sont bien visibles.



Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Samedi 20 juin 2009

Comme annoncé il y a quelques temps, un album photo a été mis en ligne. Il rassemble un peu plus de 180 images de la semaine passée dans les eaux tièdes et claires qui bordent le Sinai.
Pour le moment, c'est le Solenostomus paradoxus qui est en couverture de l'album. Chaque visiteur peut choisir son image favorite et l'indiquer en commentaire. L'image qui aura le plus de succès sera affichée.
Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Mardi 16 juin 2009
Trois semaines, 3 longues semaines d’absence avant de retrouver la douceur de la nuit argelésienne. Rien ne semble changé depuis mon départ. L’air est peut-être un peu plus parfumé. La température est très douce malgré la minuit passée. Je pose mon sac devant la porte et je vois que Juliette est toujours là. Juliette, c’est la rainette qui habite ici.


Elle ne se montre que le soir. Un peu plus loin sur le mur, il y a Arturo le gecko. Je ne vais pas vous dresser la liste de tous mes voisins, parmi lesquels Jeannot l’escargot, l’envahissante tribu de Rémi la fourmi, Renaud le crapaud, Gérard le lézard… Il est assez tard pour qu’il soit tôt. Dodo.
Le soleil brille, le ciel est bleu et il fait sensiblement plus chaud que lors de ma dernière venue. L’avenue du Tech a bien changé : les touristes se sont tous donné rendez vous pour une opération escargot devant moi… Je me traîne jusqu’au port à 2 à l’heure. Stressé comme un parisien à une heure de pointe, je pose mon sac dans le local et je tombe nez à nez avec Sandrine qui me présente Isabelle, la nouvelle recrue qui remplace Caro à l’accueil cette saison.


C’est donc elle qui aura la délicate mission de supporter l’humour parfois très fin des plongeurs , de renseigner les visiteurs étrangers dans toutes les langues comme si elle était monitrice de plongée polyglotte , de vendre le matériel de la boutique comme si elle avait tout testé et tout un tas d’autres activités excitantes dans la joie et la bonne humeur quotidienne du club. Chers visiteurs, ne soyez pas trop durs avec elle, au moins les premiers temps…

Dimanche après midi, une jeune plongeuse du club est venue essayer du matériel tout nouveau. D’année en année, les fabricants diversifient leur gamme de produits afin de satisfaire aux spécificités de toutes les catégories de personnes. Mais là, il a été très difficile de trouver les accessoires parfaitement adaptés et ajustés. Tout d’abord, la bouteille.


Puis, c’est le maître des lieux en personne qui s’est chargé de proposer une paire de palmes réglables.


La jeune plongeuse avait déjà la combinaison  Détendeur et masque n’ont pas pu être essayés, il a fallu abréger la séance et échanger rapidement la bouteille pleine d’air contre une bouteille pleine de lait… Si elle consomme l’air comme elle descend le lait, elle ne pourra pas plonger avec François durant des heures à la recherche des nudibranches !

Qui dira qu’il n’y a pas une forte présence féminine dans ce club de plongée ?
Par Homo palmus - Publié dans : Mathilde
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Jeudi 4 juin 2009

Plutôt que de raconter le voyage jour par jour, immersion par immersion, j’ai choisi seulement 2 images de chaque plongée pour chaque site visité durant la semaine. Les lecteurs désireux de connaître le récit du séjour peuvent feuilleter les pages du carnet de voyage de la judokate palmée commençant ici link.
 
Tretboot
25 m, 52 min. Nous n’avons pas vu de pédalo.


Abu Talha
34 m, 50 min. Pas le moindre arbre à des centaines de mètres à la ronde.


Swiss Inn House Reef
13 m, 60 min. Swiss, mais pas propre, clair et net pour autant.


Oasis House Reef
23 m, 68 min. Ni palmeraie, ni eau douce.


Canyon
30 m, 56 min. Au fond s’écoule le flot des poissons hachettes.


Islands
16 m, 62 min. Labyrinthe de massifs coralliens où se cachent les bécunes.


Blue Hole
29 m, 50 min et 45m, 50 min. Un trou, c’est du rien avec quelque chose autour. L’extérieur de ce rien est plus beau que l’intérieur (pourtant bleu).


Coral Garden
19 m, 60 min. Pourquoi ? Ce n’était pas déjà des coraux partout ailleurs ?


Lighthouse
13 m, 43 min. Plongée de nuit à l’ombre d’un phare qui brille par son absence.


Um Sid
30 m, 50 min. Anguilles de jardin et poisson fantôme.


Golden Blocks
28 m, 61 min. Pas vu de caillou doré.


Gabr el Bint nord
29 m, 52 min. Il était un petit navire…


Gabr el Bint « la forêt »
39 m, 50 min. Pas de vent dans les branchages.



Un album regroupant les photos de l’ensemble du voyage sera bientôt mis en ligne.

Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Mardi 2 juin 2009
Les plongées à Dahab se font du bord, sauf si l’envie prend aux plongeurs d’aller voir un peu plus loin, là où les routes ne vont pas, ou parce qu’ils n’ont pas envie de passer une journée à dos de dromadaire suivie de 2 semaines de soins pour érythèmes fessiers douloureux. Dans ce cas, la solution est toute prête et proposée par les clubs (hors forfait, avec un modeste supplément…) : la sortie en bateau, comme elle se pratique ailleurs sur la côte égyptienne. Selon le montant du forfait que les plongeurs sont prêts à accepter, il est possible d’aller à Ras Mohammed, sur les roches du détroit de Tyran ou même jusqu’au Thistlegorn. Nous avons opté pour la proposition la plus proche (du reste la moins onéreuse), le site de Gabr el Bint.
Le trajet du club au « port » est très rapide.


L’accès au quai est contrôlé : chaque touriste plongeur doit ouvrir son sac, pour la forme. On ne sait jamais… Depuis le premier de mes 4 séjours en Egypte, j’ai toujours vu les nombreux check points, la présence des forces de l’ordre dont on ne sait pas bien si c’est l’armée ou une police, ces gens en armes postés partout, cette police de protection des touristes… Quelques mois avant ma première visite a eu lieu l’attentat de Louxor. Depuis, il y a eu notamment celui de Sharm et celui du Caire dernièrement. Cette présence apparaît plus folklorique qu’efficace dans un pays où les touristes représentent la survie économique d’une partie très importante de la population, mais que des barbares lâches tentent de manipuler. Il semble d’ailleurs qu’ils y parviennent, malgré les discours rassurants d’un gouvernement peu démocratique.
La proue du bateau au mouillage pointe dans la direction du site, à un peu plus d’une heure de navigation, aux pieds des montagnes d’un désert qui se jette dans la mer, sans transition.


L’organisation à bord ainsi que les événements de la journée ont été racontés par Sabrina ici link. Les deux plongées se feront de part et d’autre d’une petite pointe, le bateau restant au mouillage.
Première immersion.
Nous longeons un récif en très bon état, très vivant, bien colonisé. La différence avec plusieurs autres que nous avons visités au cours de la semaine est très nette. Eloignement des facteurs anthropiques ? Moindre fréquentation ? Action des courants locaux ? Les raisons sont probablement multiples.
La première partie de la plongée se fait le long du tombant sur lequel sont fixées de belles gorgones.


C’est l’occasion de chercher le poisson faucon à long nez Oxycirrhites typus qui joue de ses traits et carreaux couleur gorgone pour se cacher.


En remontant sur le dessus du tombant, les alcyonnaires sont plus abondants que dans la plupart des sites visités précédemment.


Les nuées de poissons se concentrent au niveau de la cassure.


Le haut du tombant forme une cuvette peu profonde de sable blanc. Quelques tables d’Acropora s’y développent, servant parfois de support de colonisation à d’autres cœlentérés.


C’est le bon endroit pour observer les habitants classiques des récifs, et d’autres un peu moins fréquents.


Puis c’est le retour au bateau et la première expérience, pour certaines, de remontée à une échelle perroquet. Petit entraînement pour cet été ;-)


Le temps de remplir les carnets (ou de réviser un peu de péda) sur le pont supérieur et c’est l’heure du repas.



Seconde immersion.
Une (trop) courte sieste plus tard, Edith nous annonce une dérivante pour la seconde plongée. L’annexe doit nous déposer de l’autre côté de la pointe et nous nous laisserons dériver. Entendant cela, je me suis souvenu d’une plongée dérivante à Hurghada 10 ans plus tôt où nous avions dû palmer une heure pour regagner le bateau, faute de courant. Je raconte ce souvenir à nos judokates palmées qui se préparent à faire leur première dérivante.
Mise à l’eau avec descente immédiate et… Pas un poil de courant… Il faudra palmer un peu.


La plongée se déroule le long d’un beau tombant au site appelé « la forêt » en raison du grand nombre de belles gorgones.


Il n’y a pas que les gorgones à observer, mais elles constituent selon moi le principal attrait du site.


La fin de la plongée se fait le long du haut du récif, vertical, enveloppé de nuées d’anthias.
Dommage, il est vraiment dommage de remonter en surface au milieu des sachets et autres déchets en plastique flottant nombreux dans les 6 premiers mètres d’eau. Cet endroit est éloigné de l’agglomération de Dahab et pourtant l’impact humain est évident. Est-ce en raison du vent assez fort des jours précédents que tous ces détritus sont rabattus à cet endroit ? Je n’en ai pas vu autant sur aucun autre site au départ du bord. Quel que soit l’endroit du monde où je me suis mis à l’eau, zones urbanisées ou île à des centaines de kilomètres en plein océan, réserve naturelle ou patrimoine mondial, partout j’ai vu cette pollution à des degrés divers. Ce n’est que la partie visible.
Le trajet du retour, avec une petite houle de face, a été moins apprécié que l’aller par une partie du groupe, surtout après le gâteau d’anniversaire aux crèmes de couleurs peu naturelles. Mais cela n’a pas remis en question le petit cocktail du soir…


Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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